De la représentation de soi à l'écriture de l'oeuvre dans la correspondance de Jean Giono
| Auteur / Autrice : | Afef Arous-Brahim |
| Direction : | Christian Morzewski, Sonia Zlitni-Fitouri |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Langues et littérature françaises |
| Date : | Soutenance le 18/12/2020 |
| Etablissement(s) : | Artois en cotutelle avec Université de Carthage (Tunisie) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Lille ; 2006-....) |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Christian Morzewski, Sonia Zlitni-Fitouri, Jean-Yves Laurichesse, Mohamed Hédi Marzougui, Mohamed Chagraoui, Jacques Mény |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Yves Laurichesse, Mohamed Hédi Marzougui |
Résumé
Connu pour ses œuvres singulières, Giono s'avère être le noyau d'un énorme réseau de communication épistolaire. Sa correspondance nous offre l’opportunité inouïe de découvrir la vie de l’homme, mais elle nous informe aussi sur le travail de l’écrivain en élaboration, les circonstances de l’écriture de son œuvre et de sa genèse. Plusieurs « images de soi » se dégagent de son discours et révèlent le grand travail de l’auteur dans l’élaboration de ses ethè, qu’il ne maîtrise pas toujours. Elles nous permettent d'appréhender sa construction identitaire, d’en dévoiler la complexité et de retracer le long périple de l’auteur vers la gloire. L’épistolier se sert de la lettre afin de se frayer un chemin dans le champ littéraire. Son échange avec des auteurs célèbres, des éditeurs et plusieurs partenaires de la vie littéraire et culturelle l’aide à s'introduire dans la « tribu » des écrivains et à se positionner dans la société des lettres. Giono parvient peu à peu à occuper une place privilégiée dans ce lieu de pouvoir littéraire et politique. La lettre qui n’échappe pas à la rhétorique épistolaire, mérite d’être étudiée comme un texte dont la littérarité rivalise avec celle de l’œuvre. La lettre d’amour de Giono en est un exemple très révélateur