Thèse soutenue

Recherche des déterminants moléculaires de la permissivité des vins rouges vis-à-vis de Brettanomyces bruxellensis

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Auteur / Autrice : Julie Miranda
Direction : Marguerite Dols-Laffargue
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Œnologie
Date : Soutenance le 20/12/2023
Etablissement(s) : Bordeaux
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la vie et de la santé (Talence, Gironde ; 1993-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut des sciences de la vigne et du vin (Villenave-d'Ornon, Gironde)
Jury : Président / Présidente : Régis Gougeon
Examinateurs / Examinatrices : Marguerite Dols-Laffargue, Céline Rivière, Jean-Luc Parrou, Guillaume Marti, Monika Ava Coton
Rapporteurs / Rapporteuses : Céline Rivière, Jean-Luc Parrou
DOI : 10.70675/058c46dbz7749z40adz83cbz70c220badfae

Mots clés

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Résumé

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Des odeurs jugées néfastes par le consommateur et décrites comme des odeurs « d’écurie », « sueur de cheval » ou encore de « plastique brûlé » peuvent être retrouvés dans certains vins. Les composés responsables sont des phénols volatils, produits par une levure d’altération : Brettanomyces bruxellensis. Cette espèce est particulièrement bien adaptée à son milieu et résiste à de nombreux stress comme un fort taux d’alcool, un pH bas ou encore des teneurs importantes en SO2de façon plus ou moins marquée selon la souche considérée. L’espèce présente en effet une très grande diversité génétique, y compris à l’échelle du vignoble bordelais.Les principaux objectifs de la thèse étaient (1) d’évaluer la variabilité de permissivité des vins rouges bordelais face à la contamination par différentes souches de B. bruxellensis, (2) de montrer un éventuel lien entre la composition chimique des vins et leur permissivité à l’aide d’analyse métabolomiques non ciblées, et (3) d’étudier l’effet de différentes fractions obtenues à partir d’un vin difficile.Les souches étudiées ont montré des comportements très différents selon les vins rouges considérés. Ces différences ont pu être liées à plusieurs facteurs tel que le millésime, le château ou encore le lot de vin. Les analyses de la composition chimique ont permis d’écarter plusieurs composés non impliqués dans la permissivité mais aussi d’identifier des familles de molécules qui réduiraient la vulnérabilité de certains vins rouges de la région bordelaise.