Etude théorique et expérimentale préliminaire d'une cellule photo-électrochimique pour la production d'hydrogène solaire
| Auteur / Autrice : | Azin Eskandari |
| Direction : | Jean-François Cornet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Génie des Procédés |
| Date : | Soutenance le 05/11/2019 |
| Etablissement(s) : | Université Clermont Auvergne (2017-2020) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des sciences pour l'ingénieur (Clermont-Ferrand) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut Pascal (Aubière, Puy-de-Dôme) |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Marc Aurousseau, Florence Druart, Winfried Leibl, Fabrice Gros |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jack Legrand, Frédéric Gloaguen | |
| DOI : | 10.70675/6df0b082z9835z4b6cz98c1zbcbbc99c16e6 |
Mots clés
Résumé
Afin de relever le défi énergétique et climatique du 21ième siècle qui s’annonce, une solution consiste, pour valoriser la ressource solaire, à mettre au point des procédés de production de vecteurs énergétiques stockables par photosynthèse artificielle permettant la synthèse de carburants solaires, en particulier l’hydrogène. La compréhension de ses procédés et l’obtention de performances cinétiques et énergétiques élevées nécessitent le développement de modèles de connaissance génériques, robustes et prédictifs considérant le transfert de rayonnement comme processus physique contrôlant le procédé à plusieurs échelles mais aussi les différents autres phénomènes intervenant dans la structure ou la réification du modèle.Dans le cadre de ce travail de doctorat, le procédé photo-réactif au cœur de l’étude était la cellule photo-électrochimique. D’un fonctionnement plus complexe que le simple photoréacteur, avec une photo-anode et une (photo)cathode, la cellule photo-électrochimique dissocie spatialement les étapes d’oxydation et de réduction. En se basant à la fois sur la littérature existante (essentiellement dans le domaine de l’électrochimie) et en déployant les outils développés par l’équipe de recherche sur le transfert de rayonnement et la formulation du couplage thermocinétique, il a été possible d’établir des indicateurs de performance des cellules photo-électrochimiques.En parallèle de l’établissement de ce modèle, une démarche expérimentale a été entreprise en se basant tout d’abord sur une cellule commerciale de type Grätzel (DS-PEC) indiquant les tendances générales de tels convertisseurs de l’énergie des photons avec en particulier une chute de l’efficacité énergétique en fonction de la densité incidente de flux de photons. Un dispositif expérimental modulable (Minucell) a aussi été développé et validé afin de caractériser des photo-anodes de différentes compositions comme des électrodes de TiO2 imprégnées de chromophore pour un fonctionnement en cellule de Grätzel ou bien des électrodes d’hématite Fe2O3 (SC-PEC) où le semiconducteur joue à la fois les fonctions d’absorption des photons et de conduction des porteurs de charges. Surtout, le dispositif Minucell a permis de tester, caractériser et modéliser le comportement d’une cellule photo-électrochimique de type bio-inspiré pour la production d’H2 utilisant à la photo-anode un catalyseur moléculaire Ru-RuCat (développé par ICMMO Orsay/CEA Saclay) et à la cathode un catalyseur CoTAA (développé par LCEMCA Brest). Minucell a été utilisé pour caractériser chaque élément constitutif d’une cellule photo-électrochimique puis la cellule dans son ensemble, confirmant les tendances et observations obtenues sur les efficacités énergétiques.Ce travail préliminaire ouvre de très nombreuses perspectives de recherche, il pose des bases communes entre électrochimie et génie des systèmes photo-réactifs et donne des pistes quant à la conception et l’optimisation cinétique et énergétique des cellules photo-électrochimiques pour la production d’hydrogène et de carburants solaires.