Entreprises et management environnemental : pratiques de gestion dans les établissements à risques règlementés situés sur le littoral français
| Auteur / Autrice : | Julie Olivero |
| Direction : | Pierre Batteau |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de gestion |
| Date : | Soutenance le 04/07/2013 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Sciences économiques et de destion d'Aix-Marseille (Aix-en-Provence) |
| Partenaire(s) de recherche : | Institut : Institut d'administration des entreprises (Puyricard, Bouches-du-Rhône) |
| Jury : | Président / Présidente : Emmanuelle Reynaud |
| Examinateurs / Examinatrices : Pierre Batteau, Emmanuelle Reynaud, Olivier Boiral, Roland Perez | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Olivier Boiral, Roland Perez |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Face à une montée en puissance de la conscience sociétale et au renforcement législatif,les questions environnementales représentent un enjeu stratégique pour les établissements polluants.Inscrite dans le champ de la RSE,cette thèse vise à comprendre la décision de gestion des risques environnementaux au sein d'établissements à risques situés dans des agglomérations littorales françaises.Elle analyse les dispositifs d'évaluation, de gestion et de communication des risques environnementaux, appelés «risques industrialo-environnementaux» (RIE),et identifie les motivations et freins de ces actions tels qu'ils sont perçus par les responsables.Les travaux sur la décision individuelle face au risque,la théorie des parties prenantes,et la théorie néo-institutionnelle servent de prisme théorique.La méthodologie s'articule en deux temps:19 entretiens avec analyse textuelle,et 196 questionnaires.Malgré une prise de conscience collective des enjeux environnementaux,les RIE sont gérés significativement depuis une dizaine d'années.Si la réglementation et les valeurs des dirigeants guident principalement les établissements vers une gestion plus responsable,la complexité des textes réglementaires et le manque d'informations expliquent la perte de vitesse des initiatives environnementales (SME, EMAS, partenariats). Les établissements sondés adoptent des démarches réactives de conformité réglementaire.Les coûts,le manque de moyens,la faible perception des avantages immédiats sont des freins à la poursuite d'actions environnementales plus ambitieuses.La gestion des RIE apparaît davantage comme un moyen onéreux de légitimer et de pérenniser les activités que comme une opportunité économique.