Mise en scène du point de vente et comportement du consommateur : une approche expérientielle par l'imagerie mentale
| Auteur / Autrice : | Dominique Le Jean Savreux |
| Direction : | Marc Dupuis |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de gestion |
| Date : | Soutenance le 25/06/2009 |
| Etablissement(s) : | Paris Est |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Économie, Gestion et Espace (Créteil ; ....-2009) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Institut de recherche en gestion (Créteil) |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Marc Dupuis, Bernard Cova, Agnès Helme-Guizon, Suzanne Pontier, Philippe Robert-Demontrond |
| DOI : | 10.70675/928cb3a9za1c8z4586za44dz3ec09f9228ba |
Mots clés
Résumé
L'objet de notre recherche est de clarifier les thèmes du réenchantement, de la théâtralisation et de l'expérience dans la distribution : ils correspondent à une réalité managériale diversifiée et répondent à l’impératif économique de se différencier dans un univers de plus en plus concurrentiel. Une étude menée auprès de professionnels de la distribution et de consommateurs de deux enseignes du secteur du jouet présentant des positionnements différents (expérientiel versus fonctionnel) nous permet de définir le concept de mise en scène d'un point de vente : création globale qui s'articuleautour des constituants suivants : décor ,scénario, acteurs, action, rebondissements et coup de théâtre. Cette vision holiste englobe la diversité des pratiques et dépasse l'équation théâtralisation = décor. Nous avons également établi que le consommateur vit une expérience spécifique lors de sa confrontation avec la mise en scène du point de vente. L'apport principal de cette thèse est de proposer le concept d’expérience de visite qui décrit l’interaction entre le consommateur et la mise en scène du point de vente. L’échelle de mesure développée comprend 5 dimensions : exploration, convivialité, exception, surprise et enchantement. Le prisme de l’expérience de visite représente graphiquement les scores atteints dans les 5 dimensions par une enseigne. Il permet ainsi de déterminer son degré de réenchantement et de procéder à des comparaisons avec ses concurrents. Nous avons eu recours au concept d'imagerie mentale, fondamentale dans la perspective expérientielle parmi les modalités sensorielles qui agissent dans la réception de l’expérience par le consommateur ; ce dernier interprétant la mise en scène grâce à la production d'images mentales. Une étude quantitative menée auprès des consommateurs des deux enseignes confirme :- qu'il existe des différences significatives entre enseignes pour chacune des dimensions de l’expérience ainsi que dans les caractéristiques des images mentales produites par le consommateur : nombre d’images, d’images congruentes suscitées par des techniques projectives, caractère agréable ;- que chacune des dimensions de l’expérience influence ces caractéristiques des images mentales ;- que chacune des dimensions de l’expérience influence le comportement d’achat : nombre d’articles achetés et nombre d’articles achetés non programmés.En effet, conscients de l’importance du critère de rentabilité des entreprises de distribution, nous avons mesuré l’impact de la production d’expérience sur le comportement d’achat. Le recueil des données dans les rayons s'est avéré d'une grande richesse et confirme la faisabilité technique pour les distributeurs de tester leur mise en scène in situ.Nos résultats montrent que l’expérience de visite est favorisée par la mise en scène du point de vente et exerce une influence sur le comportement d’achat. La mise en scène s’avère un levier stratégique que le distributeur doit s'appliquer à maîtriser et à rentabiliser afin d'améliorer ses résultats globaux.