Les tragédies en musique de Philippe Quinault : étude rhétorique
| Auteur / Autrice : | Philippe Gervais |
| Direction : | Jean-Pierre Néraudau, Gilles Declercq |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Théâtre |
| Date : | Soutenance en 2002 |
| Etablissement(s) : | Paris 3 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Cette thèse propose l'étude rhétorique des onze tragédies en musique écrites par Philippe Quinault pour Jean-Baptiste Lully. Considérant les personnages comme des orateurs, nous analysons les lieux communs qu'ils emploient, de même que la structure et le style de leurs discours ; nous évoquons également la question de la prononciation expressive et du geste. Par ailleurs, nous avons travaillé aussi à partir d'une rhétorique élargie, qui permet de considérer une scène, un acte, une pièce entière, une chorégraphie même, comme autant de discours. Nous avons constaté sans peine que les ''règles'' de l'éloquence venues de l'antiquité et reprises par les rhéteurs du XVIIe siècle s'appliquent sans effort aux opéras de Quinault, et que ceux-là même qui ont commenté ses oeuvres, au XVIIe et au XVIIIe siècle, utilisent implicitement ces règles pour formuler leurs cririques ou leur approbation. La richesse et la complexité des moyens mis en oeuvre par le poète pour plaire et émouvoir forcent l'admiration, d'autant qu'il n'a de cesse de paver la voie à Lully, dont le discours musical se moule sur le discours poétique et l'amplifie.