Thèse en cours

Moteur Ericsson à piston liquide libre couplé à un alternateur linéaire : Étude théorique, simulation, expérimentation

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Auteur / Autrice : Victor Lanceleur
Direction : Pascal Stouffs
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Énergétique
Date : Inscription en doctorat le 02/12/2024
Etablissement(s) : Pau
Ecole(s) doctorale(s) : Sciences Exactes et leurs Applications
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de thermique energétique et procédés

Résumé

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Il existe actuellement un besoin de systèmes énergétiques moteurs permettant de valoriser efficacement de la chaleur à 150 °C … 400 °C pour produire de l'électricité dans des gammes de puissance de quelques centaines de watts à quelques dizaines de kilowatts, que ce soit pour la valorisation énergétique de l'important gisement de chaleur fatale ou la conversion de chaleur renouvelable issue par exemple d'énergie solaire concentrée ou de la biomasse. Les moteurs thermiques à apport de chaleur externe basés sur l'utilisation de turbomachines (cycles à vapeur d'eau, cycles ORC, cycles à turbines à gaz à échangeur) sont adaptés aux grands débits volumiques de fluide de travail, et donc peu appropriés pour les systèmes de petite puissance. Pour ces systèmes, des cycles basés sur l'utilisation de machines volumétriques de compression et de détente sont préférables. Parmi les machines volumétriques, les machines alternatives piston-cylindre se montrent toujours très efficaces, notamment du fait des problèmes de fuites ou de frottement des machines volumétriques rotatives. Les moteurs thermiques alternatifs à apport de chaleur externe se divisent en deux familles, selon que le fluide de travail change de phase (machine à vapeur) ou reste à l'état gazeux durant tout le cycle (« Moteurs à Air Chaud – Hot Air Engines »). La famille des moteurs à air chaud se subdivise en deux sous-familles : les moteurs Stirling, inventés en 1816, qui n'ont pas de soupapes, et les moteurs Ericsson, inventés en 1833, qui ont des soupapes autour des cylindres. Chacune de ces sous-familles possède ses avantages et ses inconvénients. Cependant, parmi les handicaps des moteurs Stirling, il faut noter le difficile compromis que le concepteur doit réaliser entre la maximisation des surfaces d'échange avec les sources chaude et froide, afin de réduire les irréversibilités de transfert thermique entre le fluide de travail et les sources, et la minimisation des volumes morts du moteur afin de maximiser la puissance produite par le moteur. De ce point de vue, lorsqu'il s'agit de convertir de l'énergie thermique à des niveaux de température moyens (150 °C … 400 °C), la configuration du moteur Ericsson est bien adaptée. Par ailleurs, la technologie des pistons liquides est très intéressante car elle permet une étanchéité parfaite du fluide de travail, tout en maintenant les pertes mécaniques dues au frottement du piston sur les parois du cylindre à des niveaux bien inférieurs à ceux observés avec les pistons solides. Cette technologie fait donc l'objet d'une grande attention et différents moteurs à piston liquide ont été conçus jusqu'ici.