Thèse en cours

La question de l'Unification du Ruanda-Urundi en débat (1945-1964).

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 07/10/2026. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Donatien Ndikuriyo
Direction : Laurent Jalabert
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Histoire
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 07/10/2026
Etablissement(s) : Pau
Ecole(s) doctorale(s) : Sciences Sociales et Humanités
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Identités, Territoires, Expressions, Mobilités
Jury : Président / Présidente : Christian Thibon
Examinateurs / Examinatrices : Laurent Jalabert, Joseph Gahama, Aidan Russel, Gillian Mathys, Henri Medard, Hervé Maupeu
Rapporteurs / Rapporteuses : Aidan Russel, Gillian Mathys

Résumé

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Cette thèse analyse les débats et enjeux du projet d’union du Ruanda-Urundi à partir de la fin de la décennie 1940 jusqu’à la rupture de l’accord sur l’union économique entre le Burundi et le Rwanda en 1964. En s’appuyant principalement sur des sources primaires constituées notamment des archives onusiennes et belges, elle met en évidence les bases sur lesquelles le projet d’union politique fut lancé, débattu et clôturé. Elle tient compte du contexte international de la décolonisation pour saisir les enjeux géopolitiques opposant les acteurs afro-asiatiques aux puissances coloniales en temps de guerre froide. Au regard des dynamiques d’intégration et de désintégration liées à la décolonisation des ensembles interterritoriaux issus de la colonisation, ce travail met en lumière les défis auxquels furent confrontées les initiatives panafricanistes entreprises pour convaincre les acteurs nationaux. Sans méconnaître les effets de la conjoncture politico-sécuritaire de la fin des années 1950 au Rwanda et la divergence notable en matière de régimes politiques adoptés au début des années 1960, la thèse soutient que l’échec de l’unification politique s’explique essentiellement par des nationalismes rivaux et exclusifs qui alimentèrent les prises de position des dirigeants burundais et rwandais. De ce fait, ce travail révèle que l’absence des leaders panafricanistes dans les deux pays fut déterminante dans l’échec du projet « top-down » onusien de leur fusion politique. Il défend que ce projet n’ait jamais rencontré l’adhésion des acteurs intéressés et que les positions favorables à l’unification ont toujours été opportunistes. Ces logiques opportunistes conduisirent aussi à la mise en place de l’union économique. Ainsi, la présente étude montre que, loin d’être un accord effectivement signé avec le consentement des parties, l’accord sur l’union économique apparaît comme un pis-aller à défaut de l’union politique pour tenter de satisfaire les exigences de l’ONU. Elle prend en considération les tensions sécuritaires à la fin de 1963 et au début de 1964 ainsi que l’orientation distincte en matière de politique extérieure entre autres pour justifier l’effondrement de cet accord marquant la fin de l’héritage colonial des deux pays.