Thèse en cours

Dynamique des longueurs de télomères : modélisation, estimation et application à l'aide au diagnostic

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Auteur / Autrice : Sophie Baland
Direction : Denis VillemonaisSimon Toupance
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Mathématiques
Date : Inscription en doctorat le 06/09/2023
Etablissement(s) : Université de Lorraine
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale IAEM Lorraine - Informatique, Automatique, Électronique - Électrotechnique, Mathématiques de Lorraine (1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : IECL - Institut Elie Cartan de Lorraine
Equipe de recherche : PROBAS STATS

Résumé

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Les télomères sont des complexes de protéines d'ADN répétitifs double brin non codants spécialisés qui forment des capuchons protecteurs à l'extrémité des chromosomes. Ils protègent leur extrémité et maintiennent l'intégrité génomique en permettant aux cellules de distinguer les télomères des sites où l'ADN est endommagé. La longueur des télomères diminue progressivement avec l'âge dans les cellules somatiques en cours de réplication. Les cellules finissent par acquérir des télomères extrêmement courts et dysfonctionnels qui, par conséquent, activent une réponse aux lésions de l'ADN et un arrêt de la croissance connu sous le nom de sénescence réplicative. Par conséquent, toutes les cellules somatiques ont une capacité de prolifération cellulaire limitée, appelée limite de Hayflick, de plus les télomères raccourcis sont liés à l'apparition de maladies dégénératives liées à l'âge. La longueur des télomères au début de la vie d'un individu est déterminée par de nombreux facteurs, notamment la longueur des télomères des parents, des facteurs environnementaux et d'autres prédispositions, dont la nature exacte reste à déterminer. En conséquence, il est d'une importance cruciale de développer un modèle efficace pour la dynamique de la longueur des télomères dans le corps humain, afin de tester et de comprendre les différentes hypothèses concernant la cause et les conséquences de télomères anormalement court chez un individu. Malgré l'existence de données abondantes sur le lien entre la longueur moyenne des télomères et les maladies dégénératives, nous ne disposons pas de modèle de dynamique d'attrition des télomères chez l'homme pour rendre compte de certains des phénomènes observés précédemment, tels que l'attrition dans un groupe de cellules, la dynamique héréditaire ou au sein d'une population : plusieurs résultats de statistiques descriptives, publiés ou en cours d'écriture, dont certains basés sur les cohortes ADELAHYDE et STANISLAS, démontrent l'existence de dynamiques d'attrition finement dépendantes de la longueur des télomères et d'évolutions à des échelles multigénérationnelles. L'objectif de ce projet de thèse est de définir et d'étudier un modèle probabiliste de la dynamique de la longueur des télomères chez l'homme, au niveau cellulaire et individuel, ainsi que le lien statistique entre la distribution des télomères et les maladies dégénératives. L'étude fera appel à des compétences à la croisée de la biologie, de la médecine et des mathématiques. Le rôle des données cliniques de la cohorte obtenue par le CHRU de Nancy sera essentiel dans la bonne conduite de cette thèse, puisque les modèles probabilistes et les tests statistiques développés au cours de la thèse seront calibrés sur celles-ci. Nous proposons trois axes complémentaires d'étude de l'attrition de la longueur des télomères : le premier axe concerne la quantification de l'attrition des télomères en fonction de la longueur des télomères, le deuxième axe concerne la modélisation probabiliste de la dynamique de la longueur des télomères à l'échelle d'un tissu cellulaire inhomogène, le troisième axe concerne l'analyse statistique des liens entre la distribution de la longueur des télomères et les maladies dégénératives avec une application aux systèmes d'aide au diagnostic.