Thèse en cours

Développement d’un outil d’optimisation dynamique offline appliqué à des procédés de traitement d’eau couplés à un systeme multi-énergies et renouvelable.

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 26/06/2026. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Quentin Burgi
Direction : Sylvain SerraJean-michel Reneaume
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Génie des procédés
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 26/06/2026
Etablissement(s) : Pau
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale sciences exactes et leurs applications (Pau, Pyrénées Atlantiques ; 1995-)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de thermique energétique et procédés
Jury : Président / Présidente : Michel Meyer
Examinateurs / Examinatrices : Sylvain Serra, Jean-Michel Reneaume, Abderrazak Latifi, Marc Heran, El Hadji Ibrahima Ndiaye
Rapporteurs / Rapporteuses : Abderrazak Latifi, Marc Heran

Résumé

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Le changement climatique et les activités humaines intensifient la pression sur les ressources en eau. D'ici 2030, la demande mondiale pourrait dépasser l'offre de 40 %. Dans ce contexte, TotalEnergies s'engage à préserver l'eau douce en développant des technologies de traitement efficaces et l'usage de sources alternatives, tout en réduisant les émissions de CO2. La plateforme expérimentale SWAP-WAVES (Sustainable Water Platform), associant ultrafiltration (UF), osmose inverse (RO) et énergie solaire hybride (PV-T), a été conçue pour explorer ces scénarios de gestion.Si des synergies existent au sein du Nexus Eau-Énergie (WEN), leur exploitation nécessite une planification rigoureuse. La littérature actuelle traite peu de la composante environnementale en optimisation dynamique. Ce travail vise à combler ce manque en modélisant SWAP-WAVES pour maximiser les synergies entre procédés membranaires et flux énergétiques. L'objectif est de développer un outil d'optimisation dynamique assurant une gestion durable à coût minimal, tout en respectant les contraintes de qualité et de besoin du site. Les modèles (UF, RO, PV-T) ont été validés par des données expérimentales. La transition jour/nuit des panneaux PV-T et de l'échangeur thermique a été modélisée via une approche Big-M et des fonctions sigmoïdes pour éviter les variables discrètes. Le problème de programmation non linéaire (NLP), discrétisé par différences finies, a été implémenté sous Pyomo avec le solveur Ipopt sur un horizon de 4 jours. La première optimisation sur 4 jours, avec une seule qualité d'eau (eau de rivière), a mis en évidence les avantages de l'optimisation dynamique et de l'intégration d'un réservoir de stockage d'eau pour découpler la production de l’osmose inverse vis-à-vis de la demande du site, augmentant ainsi la flexibilité opérationnelle par rapport à un contrôle standard à débit constant. Cette flexibilité permet de réduire jusqu’à 40 % le coût d'exploitation, grâce à une diminution de la consommation d'énergie électrique globale en déplaçant la production vers la journée, lorsque la production électrique PV-T est abondante, profitant à la fois d’une énergie solaire décarboné, mais également du préchauffage de l’alimentation de l’osmose inverse grâce à la chaleur de la boucle solaire. La deuxième optimisation a intégré plusieurs sources d'eau disponibles sur site (eaux usées industrielles traitées, eau de rivière et eau de pluie) pouvant être utilisées individuellement ou en mélange pour satisfaire la demande. Pour simuler des scénarios de restriction, une réduction progressive des prélèvements en rivière a été imposée (0 % / -20 % / -40 % / -60 %). Le scénario de restriction à 60 % entraine une augmentation des coûts d'exploitation de 23 %, liée à la compensation par des sources d'eau alternatives qui nécessitent un besoin énergétique plus important pour leurs traitements. La troisième optimisation qui porte uniquement sur minimisation demande de la puissance électrique du système, sans inclure le système de management de l’énergie (SME) afin de voir l’influence de l’intégration du SME dans la fonction objectif. Elle a mis en évidence des difficultés numériques au sein du problème formulé, liées à l’utilisation de sigmoïde ce qui ouvrent des perspectives d’amélioration de l’outil pour renforcer sa robustesse et la qualité de ses résultats. En conclusion, l’outil développé met en évidence l’intérêt de l’optimisation dynamique appliquée au nexus Eau–Énergie pour réduire les coûts d’exploitation tout en diminuant l’impact environnemental direct, par rapport à un scénario entièrement alimenté par le réseau électrique. Cette approche multi‑sources et multi‑énergies montre également qu’il est possible d’atténuer l’impact des restrictions de prélèvements dans le milieu naturel tout en favorisant la réutilisation de l’eau disponible sur un site industriel.