Thèse en cours

Étudier les violences interpersonnelles et leurs liens avec la santé dans une cohorte généraliste : l’exemple d’E3N-Générations Prévalence, facteurs associés et réception des questions

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 13/05/2026. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Anaïs Fernandes
Direction : Thomas Lefevre
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Santé et santé publique
Date : Inscription en doctorat le 12/09/2022
Soutenance le 13/05/2026
Etablissement(s) : Paris 13
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Érasme (Villetaneuse, Seine-Saint-Denis)

Mots clés

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Résumé

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Cette thèse s’inscrit dans le champ de la santé publique et de l'épidémiologie et vise à analyser l’intérêt d’étudier les violences interpersonnelles dans une cohorte de santé à long terme. Elle s’appuie sur les données de 61 033 femmes de la cohorte française E3N-Générations, âgées de 67 ans et plus en 2018, ayant répondu à un questionnaire incluant des questions sur les violences physiques et sexuelles subies avant et après l’âge de 15 ans. Dans un premier temps, les prévalences des violences déclarées et leurs déterminants sociodémographiques et de mode de vie ont été étudiés à l’aide de modèles de régression multinomiale. Les résultats mettent en évidence des différences marquées selon l’âge, le niveau d’études et certains indicateurs de santé suggérant notamment un effet générationnel dans la manière de déclarer les violences. Dans un second temps, les associations entre la déclaration de violences et la présence de pathologies chroniques ainsi que la polypathologie ont été analysées. Les femmes déclarant des violences présentent une probabilité plus élevée de pathologies chroniques (forte pour dépression et dans une moindre mesure pour allergies et asthme) et de polypathologie. Enfin, une analyse thématique des commentaires libres laissés par les participantes a permis d’éclairer les mécanismes de redéfinition, de minimisation ou de contextualisation des faits de violence et de mieux comprendre les spécificités générationnelles dans le rapport aux violences. Ces travaux soulignent l’importance d’intégrer le questionnement des violences dans les dispositifs de recherche en santé, y compris chez les femmes âgées, et mettent en évidence les enjeux méthodologiques liés à la mesure des violences dans des cohortes épidémiologiques