Thèse soutenue

Presque réductibilité des cocycles quasi-périodiques en classes C infinie et ultra-différentiables

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Auteur / Autrice : Maxime Chatal
Direction : Claire ChavaudretMarie-Claude Arnaud
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Mathématiques
Date : Soutenance le 23/10/2024
Etablissement(s) : Université Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences mathématiques de Paris centre (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de mathématiques de Jussieu-Paris Rive Gauche (1997-....)
Jury : Président / Présidente : Abed Bounemoura
Examinateurs / Examinatrices : Roberta Fabbri
Rapporteurs / Rapporteuses : Laurent Niederman, Kristian Bjerklöv
DOI : 10.70675/3ad2b3e4z8136z4edczbc38zcf045519e015

Résumé

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Dans cette thèse, nous nous intéressons au problème de presque réductibilité des cocycles quasi-périodiques. Dans un premier résultat, dans un cadre perturbatif, nous montrons qu'un cocycle de classe ultradifférentiable au sens de Braun-Meise-Taylor, à valeur dans SL(2,R), avec une condition arithmétique sur le vecteur fréquence adaptée à la classe de régularité est presque réductible. Ce résultat est basé sur une méthode KAM qui a largement porté ses fruits depuis plusieurs années concernant notamment la presque réductibilité des cocycles analytiques. Nous obtenons ici une presque réductibilité quantitative, et les estimées ainsi obtenues permettent d'obtenir la densité des cocycles réductibles proches d'un cocycle constant. Dans un deuxième résultat, nous montrons que si un cocycle réel de classe C∞ est quantitativement presque réductible, alors il est quantitativement presque réductible à une suite de cocycles réels, par une suite de conjugaisons réelles, modulo un doublement de période. Ce second résultat est basé sur une nouvelle méthode qui repose entre autres sur l'analyse des résonances entre les valeurs propres de la partie constante qui approche le système. La preuve s'articule en deux étapes. la première étape consiste à montrer que si un cocycle réel est presque réductible à une suite de cocycles réels, alors il peut l'être par une suite de conjugaisons réelles, ce qui nécessite ici une condition Diophantienne sur le vecteur fréquence. La seconde étape consiste à obtenir une presque réductibilité à une forme normale de Jordan. Une analyse plus fine de cette forme normale permet ensuite de montrer que la matrice du système a les propriétés spectrales d'une matrice réelle, modulo une perturbation suffisamment petite pour que la condition de convergence associée à la presque réductibilité soit satisfaite.