Thèse soutenue

Méthodes neuronales et données mixtes : vers une meilleure résolution spatio-temporelle des écosystèmes marins et du phytoplancton

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Auteur / Autrice : Robin Fuchs
Direction : Denys PommeretMelilotus Thyssen
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Mathématiques
Date : Soutenance le 16/09/2022
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Mathématiques et Informatique de Marseille (Marseille)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut méditerranéen d'océanologie (Marseille ; Toulon ; 2012-....) - Institut de mathématiques de Marseille (I2M) (Marseille, Luminy) (2014-....)
Jury : Président / Présidente : Melika Baklouti
Examinateurs / Examinatrices : Mridul Thomas, Geoffrey J. McLachlan, Pierre Latouche, Gérald Grégori, Samuel Soubeyrand
Rapporteurs / Rapporteuses : Émilie Poisson Caillault, Christophe Biernacki
DOI : 10.70675/12a723a5z47cfz4526zbb88z29e8222e7e61

Résumé

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Le phytoplancton constitue un des premiers maillons du réseau trophique et génère jusqu'à 50% de la production primaire mondiale. L’étude du phytoplancton et de son environnement physique nécessite des observations ayant une résolution inférieure à la journée et au kilomètre, ainsi que la prise en compte des types hétérogènes de données impliquées et des structures de dépendance spatio-temporelles des écosystèmes marins.Cette thèse s’applique à développer des méthodes statistiques dans ce contexte en s’appuyant sur des technologies comme la cytométrie en flux automatisée. Les développements théoriques ont porté sur les modèles de cytométrie en flux automatisée profonds (DGMM) introduits par Viroli et McLachlan (2019). Afin de mieux caractériser les niches écologiques du phytoplancton, nous avons étendu ces modèles aux données mixtes (présentant des variables continues et non continues) souvent présentes en océanographie. Une méthode de clustering a ainsi été proposée ainsi qu’un algorithme de génération de données mixtes synthétiques.Concernant l'étude haute fréquence à proprement parler, des réseaux neuronaux convolutifs ont été introduits pour traiter les sorties de cytométrie en flux et étudier six groupes fonctionnels du phytoplancton en zone littorale et en océan ouvert. Des réactions différenciées et reproductibles de ces groupes ont été identifiées à la suite d'événements impulsionnels induits par le vent, soulignant l'importance du couplage entre la physique et la biologie. À cet égard, une méthode de détection de rupture a été proposée pour délimiter les zones épipélagique et mésopélagique, proposant ainsi une nouvelle base pour le calcul de budgets carbone mésopélagiques.