Complexité et Incertitude des Liens Banques Entreprises dans un Cadre D'ouverture au Libre-échange dans Les Pays en Développement

par Ahlem Azzoug

Projet de thèse en Sciences de gestion

Sous la direction de Zeineddine Khelfaoui.

Thèses en préparation à Montpellier 3 , dans le cadre de Territoires, Temps, Sociétés et Développement , en partenariat avec ART-DEV - Acteurs, Ressources et Territoires dans le Développement (laboratoire) depuis le 01-09-2018 .


  • Résumé

    La complexité des systèmes financiers, l'accroissement des incertitudes et des risques qui pèsent sur les agents économiquesforgent en grande partie l'environnement des politiques d'intégration régionale. Celles ci se sont accélérées au cours de ces dernières années dans les domaines monétaires et financiers. Les évolutions technologiques, la recherche d'une diversification des risques et de gain d'efficience sont autant de facteurs potentiellement favorables à la consolidation bancaire internationale. Néanmoins, des différences nationales perdurent induisant l'existence de barrières règlementaires et informationnelles, liées à des facteurs culturels et institutionnels. Ces forces et ces entraves se manifestent différemment selon que l'accès à un nouveau marché est facilité ou pas. Le cas des banques tunisiennes, par exemple, a beaucoup évolué ces dernières années et constitue un exemple marquant caractérisant les pays en développement.Les changements imposent un mécanisme d'innovation à différents niveaux. Laréglementation concernant l'environnement, la sécurité des consommateurs, sont de plus en plus contraignantes pour les banques, notamment avec l'ouverture des frontières, les accords de libre échange avec les pays développés...Tous ces facteurs nécessitent des efforts de certification des produits et ou des services bancaires. Cependant, les évolutions inhérentes au passage d'une économie industrielle à une économie du savoir mettent les banques devant les obstacles nouveaux. En particulier, la nécessité de développer une grande flexibilité pour demeurer en harmonie avec les besoins de leur marché. A ce stade, Jutand (2007) souligne : « l'économie des contenus, des mondes virtuels et de la création numérique (....) Une économie de la création, de l'audience, de l'immatériel, de l'ubiquité des centres de production et de consommation, avec de profondes questions sur l'évolution des notions de valeur, de propriété, d'innovation, de consommation. Une économie dans laquelle les matières premières sont les compétences, et les moyens de contrôle et de thésaurisation ne sont plus les terres, ni le capital, mais l'audience ». Ces nouvelles données de l'environnement stimulent les banques à s'investir dans les innovations financières qui remettent en cause un nombre de procédures, d'habitudes et même de structures qui avaient fait leur preuve dans le contexte d'une économie protégée. D'ailleurs, pour les banques l'innovation financière représente un enjeu stratégique qui vise à saisir les opportunités qu'offre la technologie. Elle est même une exigence pour les banques qui veulent rester performantes dans un environnement fortement concurrentiel. Aussi, elle est devenue l'objet de toutes les attentions. Ensemble, praticiens et chercheurs se penchent sur le problème, s'efforcent de comprendre le processus d'innovation. Par définition, l'innovation financière est une apparition de nouveaux produits et services. Ces derniers devraient constituer en principe une rupture nette avec ce qui existe déjà, mais ce n'est pas toujours le cas dans la mesure où l'innovation financière peut être tout simplement une modification de certaines caractéristiques de produits financiers existants. Autrement dit, une création ou une simple amélioration des produits déjà existants permet d'assurer la survie durable des banques aussi bien d'adapter des stratégies adéquates afin de mesurer la capacité des banques vis-à-vis de la concurrence accrue. Les innovations désignent à la fois l'introduction des nouveaux produits et services financiers et la mise en oeuvre de nouvelles technologies financières. Suite à la multiplication des crises financières pendant ces dernières années, l'adoption de l'innovation financière par les banques est devenue une nécessité plus qu'un choix. Autrement dit, les innovations financières sont utilisées par les banques comme des variables clé afin d'être capable à affronter la concurrence. Face à son importance, des efforts ont étés consacrés par des chercheurs dans le but de mieux comprendre la notion d'« innovation financière ». Plusieurs études empiriques ont tenté de clarifier cette notion et de démontrer son apport qui réside dans l'augmentation significative de la valeur de la banque et même de sa performance. La complexité de la relation banques entreprises est assujettie aux facteurs risques, un risque qui est supposé être partagé entre l'institution financière et les entreprises dans un climat où les opportunités d'investissement sont favorables à un décollage économique. Ceci dit, l'accès à des marches ouverts au libre-échange doit répondre à un certain nombre de facteurs et exigences dans le cadre des accords de l'OMC. Il s'agit pour mon approche de déceler les différents facteurs pour les pays que nous prendront commme échantillon d'observations (Tunisie, Algérie, Jordanie, Egypte ..) de mettre en évidence les entraves susceptibles de freiner la relation de confiance et de solvabilité entre banques et entreprises, et notamment les cas de corruption, de bureaucratie et les capacités de ces pays de disposer de l'expertise nécessaire pour garantir une relation crédible entre le financeur et le financé. C'est dans ce context que s'inscrit ma réflexion et mon souci de comprendre les enjeux financiers qui pésent désormais sur la croissance et la mise à niveau des entreprises dans les pays en développement.

  • Titre traduit

    The Complexity and Uncertainty in links between banks and companies in the context of openness to free trade in developing countries


  • Résumé

    Whether small or large, public, private, multinational or cooperative, start-up or acting in a traditional sector, a company is like all projects: it must be financed. Because they do not always have sufficient internal resources, companies also rely on external sources of funding. Banks are a major player in our economy and their contribution to corporate finance is constantly evolving.Banks remain to this day the first lever of credit towards which companies are oriented. The present study aims to identify the nature of the relationship between banks and companies in addition to the role played by this relationship in the field of financing structuring investments; the student researcher in this study worked with a sample of developing countries, as developing countries are fertile ground for emerging financing projects; This study is based on the following starting question:What is the nature and importance of the relationship between banks and companies in structuring investments in developing countries? Under this main question are the following partial questions:What is the nature of relation between banks and companies in developing countries?What is the importance of banks in financing companies in developing countries?Are there differences in developing countries on the relationship between banks and companies?