Thèse soutenue

Néolibéralisation des politiques publiques de logement au Cameroun : gouverner et produire l'immobilier résidentiel à Yaoundé et à Douala

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Auteur / Autrice : Mathilde Jourdam-Boutin
Direction : Marie Morelle
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Géographie
Date : Soutenance le 05/11/2024
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de Géographie de Paris. Espace, sociétés, aménagement (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Pôle de recherche pour l'organisation et la diffusion de l'information géographique (Paris ; 1998-....)
Jury : Président / Présidente : Marianne Morange
Examinateurs / Examinatrices : Marie Morelle, Sylvie Fol, Gabriel Fauveaud
Rapporteurs / Rapporteuses : Athanase Bopda, Monique Bertrand
DOI : 10.70675/6dc5d1ebz9622z48f9z8c7azad690b4839d7

Résumé

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À partir des cas de Yaoundé et de Douala, cette thèse de doctorat en géographie urbaine étudie les modalités de la reconfiguration de la production de logement au Cameroun en faisant dialoguer des données de terrains recueillies à partir d’entretiens, de stages au sein des administrations municipales et d’observations des programmes immobiliers avec la littérature théorique sur le néolibéralisme urbain et la néolibéralisation des politiques urbaines. La première partie analyse la place croissante accordée depuis une vingtaine d’années aux acteurs privés et aux logiques marchandes dans le champ de l’immobilier résidentiel. Elle fait tout d’abord la généalogie des politiques publiques de logement au Cameroun pour identifier les temps et les formes du redéploiement de l’action publique dans le domaine du logement urbain. Elle étudie comment ce redéploiement s’inscrit dans la dynamique mondiale de néolibéralisation et participe à la construction continue de l’État camerounais. La seconde partie expose la modulation de la néolibéralisation dans le contexte politique, économique et social camerounais. Elle discute certaines de ses caractéristiques, le réétalonnage scalaire de l’action publique puis la financiarisation, et conclut sur les effets proprement spatiaux de la recomposition de la gouvernance et des nouveaux modes de production de l’immobilier résidentiel dans les deux villes camerounaises étudiées. Cette thèse souhaite ainsi contribuer à la réflexion sur les nouvelles dynamiques de production de logement et d’espaces urbains dans les villes d’Afrique subsaharienne et aux études sur la néolibéralisation des politiques publiques en contexte autoritaire.