Le supplice d'Armero. Une micro-histoire de la révolution colombienne de 1948

par Santiago Giraldo-arango

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Olivier Compagnon.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Europe latine et Amérique latine (Paris ; 1992-....) , en partenariat avec Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (laboratoire) depuis le 24-07-2017 .


  • Résumé

    Cette thèse analyse les révoltes du 9 avril 1948 en Colombie, qui ont lieu à la suite de l'assassinat du leader libéral Jorge Eliécer Gaitán à Bogotá. Cette recherche s’inscrit dans la continuité des travaux de Gonzalo Sánchez qui démontra, dans les années 1980, le caractère national d’une insurrection souvent dépeinte comme strictement bogotanaise. À partir d'archives judiciaires qui documentent les révoltes dans les villes d'Armero et de Mariquita, ce travail se concentre sur les épisodes de violence pendant cette conjoncture de 11 jours, où la recherche constante de l’ennemi intérieur crée des conditions favorables à la désignation de boucs émissaires. La mort du prêtre Pedro María Ramírez Ramos, assassiné à la machette par ses propres paroissiens dans la ville d’Armero le 10 avril 1948, constitue ainsi un observatoire privilégié du recours à la violence en contexte de guerre civile révolutionnaire.

  • Titre traduit

    Armero's torment. A micro-history of the Colombian revolution of 1948


  • Résumé

    This doctoral dissertation documents the revolts that take place on April 9th 1948 in Colombia after the assassination of Liberal politician Jorge Eliécer Gaitán. This research further explores the alleys laid down by Gonzalo Sánchez, who in the 1980s showed that the revolt commonly known as the Bogotazo had actually been a national insurrection that showed the masses’ potential for revolutionary action. Based on judiciary sources that document the revolts in the cities of Armero and Mariquita, this thesis focuses on violent episodes taking place during this period of 11 days, during which the revolutionaries are constantly looking for scapegoats capable of being blamed for the conspiracies that seem to loom around in the air. The death of the catholic priest Pedro María Ramírez Ramos, killed by machete by his own parishioners, is one of the main events analyzed in his work, opening the way for a deeper foray into the microhistory of violent events in the context of a revolutionary civil war.