Souverainisme dans la vie politique française après le référendum sur la Constitution européenne de 2005

par Vasile Berci

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Hugues Portelli.


  • Résumé

    L'objectif de cette thèse est d'étudier la façon dont la défense de la souveraineté nationale, sa place dans le programme politique et sa réception par l'électorat français ont évoluées après le référendum de 2005 et après la ratification du Traité de Lisbonne. Le souverainisme est l'autre facette de l'euroscepticisme et les dernières années, sur le fond de la crise économique et celle des migrants et dans le contexte des attentats terroristes on observe une contestation de plus en plus importante de l'autorité de l'Union européenne à peu près partout dans l'Europe. Cette montée de l'euroscepticisme, et implicitement du souverainisme, se traduit par un progrès des partis souverainistes et eurosceptiques. Les adeptes du souverainisme français dénoncent la perte de la souveraineté nationale en faveur du Bruxelles, Washington, Berlin ou Frankfurt et l'ingérence des institutions supranationales (UE, OTAN, CEDH) dans les affaires intérieures et dans la politique étrangère de la France. Cette montée du souverainisme a eu lieu aussi sur le fond d'une insécurité culturelle ressentie par les français qui perçoivent une immigration incontrôlée et de plus en plus nombreuse, le progrès du communautarisme et d'un islam politique désinvolte et le recul de la laïcité, sans que L'État puisse résoudre les problèmes, car trop affaibli à cause du manque de souveraineté. Le multiculturalisme promu par l'UE est vu aussi comme une menace à l'adresse de l'identité nationale. La doctrine souverainiste se trouve au c'ur du programme du Front national et la valorisation de cette doctrine est l'un de principaux aspects qui ont permis le progrès considérable du FN lors du dernier quinquennat.


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