Bibliothèques enrichies: les utilisateurs et leurs interfaces

par Elina Leblanc

Projet de thèse en Etudes italiennes

Sous la direction de Elena Pierazzo et de Hervé Blanchon.

Thèses en préparation à Grenoble Alpes , dans le cadre de Langues, Littératures et Sciences Humaines , en partenariat avec Laboratoire Universitaire Histoire Culture(s) Italie Europe (laboratoire) depuis le 01-10-2015 .


  • Résumé

    Ce projet de thèse éminemment pluridisciplinaire vise à poser les bases en termes de besoins et de réponses à ceux-ci pour une bibliothèque numérique riche et collaborative. D'une part, il se focalise sur les bibliothèques numériques du point de vue de leurs usagers et de leurs usages, un axe de recherche pour lequel la littérature est rare et très peu spécifique; d'autre part il se concentre sur l'un des problèmes les plus épineux des humanités numériques: l'identification de leur(s) public(s) et de leurs besoins. Dans la plupart des cas en effet, les outils informatiques entourant les bibliothèques numériques sont construits à partir des exigences de leurs créateurs, et en fonction les besoins présumés des utilisateurs; lesquels utilisateurs ne sont rien d'autre que la projection des besoins et des caractéristiques des créateurs eux-mêmes. Cette stratégie a montré ses limites et une approche basée sur les besoins des utilisateurs finaux est encore marginale. Le projet de thèse répond précisément à ces deux types de besoins. L'approche scientifique se situe entre humanités numériques, sciences sociales et informatique. En effet, l'une des questions à examiner est l'identification des facteurs qui déterminent l'engagement du public : est-ce le contenu (présence/absence de certains types de documents), la façon de le présenter (interface, outils) ou plutôt le type de communauté s'agrégeant au tour de la ressource? La thèse inclut : -Analyse d'un domaine intellectuel et des ses structures profondes (des besoins vers une application) ; -Développement de prototypes pour alimenter les enquêtes et pour consolider les résultats (d'une application vers les usages) ; -Interviews, questionnaires, panels, observation et analyse statistique des résultats des activités des usagers (des usages vers de nouveaux besoins). Ce travail de thèse a une nature exploratoire et théorique, mais il inclut le développement de prototypes et de scénarios interactifs pour l'évaluation des hypothèses. La thèse se développe donc en trois phases : -Analyse des besoins «internes»; dialogue avec les partenaires de Fonte Gaia (http://fontegaia.hypotheses.org/projet-fonte-gaia-2) afin d'identifier les fonctionnalités requises pour l'administration, les services d'annotation et la gestion des données pour l'interface publique. -Analyse des besoins du public : création de questionnaires, analyse des typologies d'usagers (spécialistes ou grand public) et création de panels représentatifs et de panels de contrôle. -Développement de maquettes et prototypes, qui répondent aux besoins identifiés dans les deux premières phases; les prototypes seront testés ensuite avec les partenaires de Fonte Gaia, sur les panels représentatifs créés dans la phase 2, et sur de nouveaux groupes d'usagers identifiés spécifiquement. La thèse produira enfin un cadre de connaissances sur l'engagement du public dans le domaine du patrimoine numérique et en particulier une évaluations des facteurs contributifs de la création de communautés mixtes spécialistes-grand public, afin de déterminer l'impact sociétal des ressources numériques à contenu culturel.

  • Titre traduit

    Enrichied Librairies: users and their interfaces


  • Résumé

    This eminently multidisciplinary thesis aims to lay the foundations of a rich and collaborative digital library by outlining the needs of the researchers and of the public. On the one hand it focuses on digital libraries from the perspective of their users, an area of ​​research for which the literature is rare and very generic; on the other hand it focuses on one of the thorniest problems of digital humanities: the identification of the audience(s) and needs. In most cases, in fact, digital libraries are constructed from the demands of their creators, and according to the alleged needs of users, but these users are just the projection of the needs and characteristics of the creators themselves. This strategy has shown its limits but an approach based on the needs of end users remains marginal. This PhD specifically addresses these two requirements. Its disciplinary framework is located between digital humanities, social sciences and computer science. One of the questions to consider is the identification of factors that favour public engagement: is it the content (presence / absence of certain types of documents), the way it is presented (interface, tools) or rather the type of community aggregating around the resource? The thesis includes: -Analysis of an intellectual field and its underlying structures; -Development of prototypes to feed investigations and to consolidate the results; -Interviews, questionnaires, focus groups, observation and statistical analysis of user activities. The thesis has an exploratory and a theoretical nature, but it also includes the development of prototypes and interactive scenarios for evaluating assumptions. The thesis therefore develops in three phases: -Analysis of the internal needs: dialogue with partners of Fonte Gaia (http://fontegaia.hypotheses.org/projet-fonte-gaia-2) to identify the features required for the administration, annotation and data management of the public interface. -Analysis of the public needs: creation of questionnaires, users types analysis (specialist or general public) and creation of representative groups and control groups. -Development of models and prototypes that meet the needs identified in the first two phases; the prototypes will be tested with the Fonte Gaia partners, on the representative groups created in phase 2, and new user groups specifically identified. The thesis will finally produce a framework of knowledge about public engagement in the field of digital heritage and in particular an assessment of the contributing factors to the creation of large mixed-specialist public communities to determine the societal impact of digital resources.