Cognitive and non cognitive skills in the labor market in developing countries

par Anne Hilger

Thèse de doctorat en Analyse et politique économiques

Sous la direction de Flore Gubert et de Christophe Jalil Nordman.

Thèses en préparation à Paris Sciences et Lettres , dans le cadre de École doctorale d'Économie (Paris) , en partenariat avec Paris, EHESS (établissement de préparation de la thèse) depuis le 10-10-2014 .

  • Titre traduit

    Compétences cognitives et non cognitives dans les pays en développement


  • Résumé

    Cette thèse examine le rôle joué par les compétences cognitives et non cognitives dans les pays en développement, selon trois axes : la mesure de ces compétences, leurs rendements salariaux et les déterminants de la confiance interpersonnelle. Le premier chapitre utilise des données de panel provenant de deux cohortes d’individus récipiendaires d'un programme de formation des compétences au Mozambique. Le chapitre fait la comparaison entre deux types de mesures de ces compétences : auto-évaluations et observations d’exercices. Le chapitre montre que les auto-évaluations capturent les traits de personnalité de manière satisfaisante, tandis que les observations d’exercices sont davantage adaptées aux évaluations de programme. Le deuxième chapitre tire profit d’une nouvelle base de données appariées employeurs-employés, représentant le secteur formel au Bangladesh. Le chapitre fournit une analyse de l'importance relative des compétences cognitives et non cognitives dans ce marché du travail et de l'interaction entre ces compétences et la méthode d'embauche (formelle ou informelle, c’est-à-dire par le réseau social) pour la détermination des salaires. Les résultats révèlent des rendements positifs des compétences non cognitives, qui varient selon la voie d'embauche utilisée. Ce chapitre propose également des éléments d’appréciation de la raison pour laquelle les employeurs utiliseraient une méthode d'embauche plutôt qu’une autre en fonction du type de compétences qu'ils jugent important. Le troisième chapitre utilise un choc macroéconomique en Inde, la politique de démonétisation en novembre 2016, et une nouvelle enquête en milieu rural pour identifier de manière causale les déterminants de la confiance interpersonnelle. Les données permettent de contrôler un ensemble de caractéristiques individuelles, en particulier les compétences non cognitives et les capacités cognitives, qui sont susceptibles d'influencer la formation et l’usage des réseaux sociaux et la confiance. Les résultats montrent que les interactions sociales déterminent la confiance, en particulier pour les hommes. De plus, des différences importantes apparaissent entre castes, soulignant la nécessité de la prise en compte de cette stratification sociale en Inde sur ce sujet.


  • Résumé

    This dissertation examines the role that cognitive and non-cognitive skills play in developing countries along three axes: measurement of these skills, wage returns to them, and as determinants of levels of trust. The first chapter uses panel data from two cohorts of a skills training program in Mozambique to contrast two types of skill measurement: self-assessments and observational exercises. The chapter shows that self-assessments capture underlying traits, while observational exercises are better suited for program evaluations. The second chapter is based on a novel matched employer-employee data set representing the formal sector in Bangladesh and provides evidence of both the relative importance of cognitive and non-cognitive skills in this part of the labor market and the interplay between skills and hiring channels in determining wages. Results demonstrate positive returns to non-cognitive skills, varying by hiring channel. This chapter also offers suggestive evidence that employers might use hiring channels differently, depending on which skills they deem important. The third chapter makes use of the demonetization policy of November 2016 in India and a newly collected data set to causally identify the determinants of trust in a rural setting, controlling for a variety of individual characteristics, such as non-cognitive skills and cognitive ability, that could influence network formation and trust. We find that social interactions determine trust, though this result holds only among men and varies along the lines of caste membership.