Romancières iraniennes d'expression française (2000-2016)

par Sara Abdollahzadeh Sardehaei

Projet de thèse en Lettres et arts spécialité littératures française et francophone

Sous la direction de Claude Coste et de Ridha BOULAâBI.

Thèses en préparation à Grenoble Alpes , dans le cadre de École doctorale langues, littératures et sciences humaines (Grenoble) , en partenariat avec UMR 5316 Litt&Arts (Arts & Pratiques du Texte, de l'Image, de l'Ecran & de la Scène) (laboratoire) depuis le 15-10-2014 .


  • Résumé

    Ce travail de recherche porte sur six romancières (et une auteure de bandes dessinées) d'origine iranienne qui ont choisi de s'exiler en France et qui ont adopté le français comme langue d'expression : Fariba Hachtroudi, née en 1951, Nahal Tajadod, née en 1960, Sorour Kasmaï, née en 1962, Chahdortt Djavann, née en 1967, Négar Djavadi, née en 1969, Naïri Nahapétian, née en 1970 et Marjane Satrapi, née en 1969. Ces romancières ont des caractéristiques en commun : toutes ont une double culture, connaissent les deux langues parfaitement, le persan et le français, et abordent les mêmes thèmes. Bien qu'elles n'aient pas le même âge, ni les mêmes expériences, elles écrivent sur les femmes et leurs personnages principaux sont presque toujours des femmes. Cette caractéristique peut être considérée comme exceptionnelle et récente (depuis 2000) dans les littératures francophones issues de l'émigration. Nos romancières francophones d'origine iranienne se mettent à parler de l'Iran et de son histoire à travers une forme de fiction qui reste très proche de la réalité pour aborder les grands sujets d'actualité : l'oppression installée en Iran depuis 1979, le climat dictatorial du régime des mollahs et ses conséquences sur la vie des gens et surtout sur la vie des femmes qui sont plus concernées, etc. La première partie s'intéresse au cheminement personnel et collectif qui conduit des Iraniennes à devenir des romancières françaises. La deuxième partie propose une analyse des modèles culturels français et persan auxquels obéissent les romans en quête d'une écriture singulière. Dans la troisième partie est étudiée la façon dont les auteures utilisent la forme romanesque et inventent parfois une nouvelle forme de roman historique. Quant à la quatrième partie, elle est consacrée à la réception de cette littérature en France aussi bien qu'en Iran et dans d'autres pays musulmans.

  • Titre traduit

    French-speaking Iranian novelists (2000-2016)


  • Résumé

    This research work focuses on seven novelists (one of whom is a graphic novelist), of Iranian origin who chose to go into exile in France and adopt French as their language of expression : Fariba Hachtroudi (b. 1951), Nahal Tajadod (b. 1960), Sorour Kasmaï (b. 1962), Chahdortt Djavann (b. 1967), Négar Djavadi (b. 1969), Naïri Nahapétian (b. 1970) and Marjane Satrapi (b. 1969). These writers have some characteristics in common : all are bicultural, know both the Persian and French languages perfectly and address the same themes. Although their ages and experiences differ, they write about women and their main characters are almost always women. This characteristic is exceptional and recent (since 2000) in Francophone literature emanating from emigration. Our Francophone novelists of Iranian origin begin to talk about Iran and its history through a form of fiction that remains very close to reality in order to address major current issues : the oppression installed in Iran since 1979, the dictatorial climate of the mullahs'regime, its consequences on people's lives and particularly on the lives of women who are more affected by it. The first part focuses on the personal and common paths that lead Iranian women to become French novelists. The second part proposes an analysis of the French and Persian cultural models to which novels in search of a distinctive style obey. The third part is a study of the way these authors use the novelistic structure and sometimes create a new form of historical fiction. The fourth part is dedicated to the reception of this literature in France as well as in Iran and in other Muslim countries.