Approvisionnements et mobilités alimentaires des périurbains de l’Ouest francilien : étude d’une ruralité métropolitaine

par Julien Essers

Projet de thèse en Géographie humaine, économique et régionale

Sous la direction de Monique Poulot et de Claire Aragau.


  • Résumé

    A l’heure de la globalisation et de la déterritorialisation de l’agricole, la question alimentaire demeure une entrée de choix pour les consommateurs et les commerçants. Elle permet d’éclairer certains phénomènes sociaux et spatiaux, les appropriations ou les ancrages potentiels d’une partie des populations résidentes. Elle permet également de comprendre les liens variés et relatifs aux différentes formes de distribution, lesquelles sont inhérentes à la complexité d’une société globalisée. Dans ce contexte particulier, les espaces périurbains représentent, par leur proximité spatiale immédiate aux centres urbains denses et parce qu’ils demeurent des espaces dominés par l’agricole, des formes inédites d’espaces à même de questionner le lien agriculteur-consommateur et les ancrages relatifs à des formes de territorialisation variées. Notre thèse portera plus spécifiquement sur le périurbain de l’Ouest francilien, un périurbain ancien qui offre un terrain d’observation majeur pour l’évolution des formes de périurbanisation en France. A travers la question de l’alimentation, cette thèse se veut étudier les rapports des mangeurs périurbains à leurs territoires d’approvisionnements. Ces apprentissages sont autant de clés pour la compréhension des liens à l’agricole, des représentations et des ancrages consubstantiels à la ruralité périurbaine. L’entrée majoritaire réside, pour ce faire, dans question des mobilités alimentaires perçues comme formes de mutations spatiales et sociales dans le cadre de l’alimentation domestique des mangeurs. Grâce à plus de 40 entretiens semi-directifs et une centaine de questionnaires, cette thèse apporte un éclairage nouveau sur la question des ruralités périurbaines et de leurs différentes dimensions. Elle offre un regard approfondi sur les formes plurielles d’ancrages et d’investissements dans le « local ». Cette thèse permet de mieux comprendre les dynamiques périurbaines internes et d’en saisir la complexité socio-spatiale afin de dépasser l’image « captive » et « recluse » d’un périurbain sous dépendance de l’urbain et de dessiner les contours de ruralités en réinvention.

  • Titre traduit

    Food mobility of ex-urban areas in the western Paris region : a metropolitan rurality


  • Résumé

    At the time of globalization and agriculture deterritorialization, the food issue remains a main item for consumers. It helps to create a certain social and spatial phenomena, the potential anchors for resident populations. It also makes it possible to understand the varied and relative links to the different forms of distribution, which are inherent to the complexity of a globalized society. In this particular context, exurban areas represent, by their immediate spatial proximity to dense urban centers and because they remain areas dominated by agriculture, new forms of space capable of questioning/asking the farmer-consumer link and the anchors relating to various forms of spatialization. Our thesis will be focused more specifically on the exurban area of western Paris, an old exurban area that offers major observations for the evolution of forms of ex-urbanization (peri-urbanization) in France. Through the question of food, this thesis aims to study the relationships of ex-urban eaters to their supply territories. These learnings help to understand agricultural connections, representations of rurality. This question of food mobilities is perceived as forms of spatial and social change in the context of the domestic eater’s food systems. Thanks to more than 40 semi-structured interviews and a hundred quizzes, this thesis sheds new light on the question of ex-urban rural areas and their different dimensions. It offers an in-depth look at the plural forms of anchoring and investments in the "local". This thesis allows us a better understanding of the inner ex-urban dynamics and a kind of grasp of the socio-spatial complexity in order to go beyond the "captive" and "closed" space which was the usual characteristics of ex-urban areas.