Thèse soutenue

Les officiers des SAS et des SAU et la politique de pacification pendant la guerre d'Algérie (1955-1962)

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Auteur / Autrice : Grégor Mathias
Direction : Guy Pervillé
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance le 08/07/2013
Etablissement(s) : Toulouse 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Temps, Espaces, Sociétés, Cultures (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : France, Amériques, Espagne, Sociétés, Pouvoirs, Acteurs (Toulouse ; 1995-....)
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Frédéric Guelton, Pierre Vermeren, Colette Zytnicki
Rapporteurs / Rapporteuses : Olivier Dard, Jacques Frémeaux

Résumé

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Pendant la guerre d'Algérie (1955-1962), le gouvernement général de l'Algérie met en place dans les campagnes et les banlieues des grandes villes d'Algérie une structure de pacification, les SAS (sections administratives spécialisées) et les SAU (sections administratives urbaines), dont on trouve le prolongement au sein des SAT (Service d'assistance technique) en métropole (Paris, Lyon, Marseille) et au niveau de la Force de police auxiliaire de Paris. Les officiers SAS, officiers de carrière, de réserve en situation d'active, et appelés, recrutent des supplétifs (moghaznis) et mènent une politique de pacification dans les domaines administratif, politique (promotion d'élus musulmans), économique (Plan de Constantine), social (aide aux indigents et résorption des bidonvilles), médical, scolaire, et militaire. Au cœur de la politique de la France en Algérie de 1955 à 1959, ces officiers se retrouvent, dès 1960, en porte-à-faux de la nouvelle politique du général de Gaulle. Si certains démissionnent ou partent amers de leur période de SAS, d'autres s'opposent au général de Gaulle lors du référendum sur l'autodétermination de l'Algérie de janvier 1961, du putsch d'avril 1961, voire ont la tentation de basculer dans l'organisation subversive de I'OAS. L'indépendance de l'Algérie risquant de menacer la vie des supplétifs, certains officiers SAS organisent des filières clandestines de rapatriement des supplétifs et de leurs familles, et les aident à s'insérer en France grâce à des associations, des initiatives individuelles et du soutien administratif et financier de l'État (SAT de Paris et de Marseille).