Thèse soutenue

Particules énergétiques dans les éruptions solaires : diagnostics X et radio avec Solar Orbiter

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Auteur / Autrice : David Leonardo Paipa-Leon
Direction : Nicole R. VilmerMilan Maksimovic
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Astronomie et astrophysiquee
Date : Soutenance le 04/12/2025
Etablissement(s) : Université Paris sciences et lettres
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Astronomie et astrophysique d'Île-de-France (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire d'Instrumentation et de Recherche en Astrophysique
établissement opérateur d'inscription : Observatoire de Paris (1667-....)
Jury : Président / Présidente : Christophe Le Poncin-Lafitte
Examinateurs / Examinatrices : Nicole R. Vilmer, Milan Maksimovic, Astrid Veronig, Jasmina Magdalenic, Sophie Masson, Hamish Reid, Alexander Warmuth
Rapporteurs / Rapporteuses : Astrid Veronig, Jasmina Magdalenic
DOI : 10.70675/b7844fb0z1ea7z42cez9332z538d013a1cb0

Mots clés

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Résumé

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Les éruptions solaires sont les phénomènes magnétiques les plus puissants du système solaire. Une part importante de l’énergie magnétique libérée est transférée aux particules énergétiques, en particulier aux électrons. Le diagnostic le plus direct de ces électrons est l’émission de rayons X durs (HXR) par freinage (« bremsstrahlung ») lorsqu’ils interagissent avec l’atmosphère solaire. Les électrons s’échappant dans la couronne et l’héliosphère le long de lignes de champ ouvertes peuvent exciter des ondes de Langmuir, à l’origine des sursauts radio de type III. Dans certains cas, des associations temporelles et spatiales fortes ont été observées entre les émissions HXR et les sursauts coronaux de type III, suggérant une région d’accélération commune. Cependant, la relation reste complexe : la correspondance n’est pas univoque et les intensités sont faiblement corrélées, en partie à cause de mécanismes d’émission distincts. Alors que de nombreuses études ont porté sur les liens entre HXR et sursauts coronaux de type III, les analyses systématiques de leur association avec les sursauts interplanétaires (IP) de type III demeurent rares. Ce travail de thèse comble cette lacune en exploitant les capacités uniques de Solar Orbiter pour des observations simultanées en HXR et en radio avec les instruments STIX et RPW.Deux études ont été menées pour rechercher des associations entre éruptions HXR et sursauts IP de type III. La première s’appuie sur la première période d’observations simultanées X–radio avec STIX et RPW. Sur plus de 200 éruptions HXR observées, 21 événements seulement se sont révélés associés, dont 15 ont fait l’objet d’une analyse détaillée. Il en ressort que le déclenchement des sursauts IP de type III, souvent non liés aux sursauts HXR les plus intenses, est systématiquement précédé d’une reconfiguration de la morphologie de la source HXR. Cela suggère des scénarios complexes impliquant plusieurs épisodes de reconnexion, la reconnexion par échange dans les phases tardives jouant un rôle clé dans l’échappement des électrons.La seconde étude explore une relation plus quantitative à partir de 38 événements. Elle montre que les sursauts de type III les plus brillants et à dérive fréquentielle rapide sont fortement corrélés à une énergie électronique non thermique plus élevée et à des spectres plus durs déduits de la spectroscopie HXR. Ces résultats soutiennent l’existence d’un accélérateur commun pour les deux populations d’électrons dans les événements bien associés et démontrent que le flux de crête des sursauts de type III peut servir de diagnostic du contenu énergétique des électrons en fuite.Dans l’ensemble, ces études mettent en évidence la valeur diagnostique des observations combinées HXR–radio pour mieux comprendre les conditions qui gouvernent l’accélération et l’échappement des électrons lors des éruptions solaires.