Thèse soutenue

Propriétés des tours récursives de courbes sur les corps finis

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Auteur / Autrice : Candice Bernard
Direction : Emmanuel HallouinMarc Perret
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Mathématiques et Applications
Date : Soutenance le 18/12/2025
Etablissement(s) : Université de Toulouse (2023-2025)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Mathématiques, informatique et télécommunications (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de mathématiques de Toulouse (2007-....)
Etablissement de délivrance conjointe : Université de Toulouse (EPE ; 2025-....)
Jury : Président / Présidente : Jean-Marc Couveignes
Examinateurs / Examinatrices : Annamaria Iezzi, Charlotte Hardouin, Philippe [Jean-Georges] Lebacque, Stéphane Ballet
Rapporteurs / Rapporteuses : Bruno Anglès
DOI : 10.70675/e4babd7bz32c1z45fezaba2zf32851a64ea6

Résumé

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Les tours récursives de courbes sur les corps finis offrent un cadre structuré pour l'étude de courbes de grand genre. La nature récursive de leur construction fait que les données asymptotiques d'une tour (X_n​) sont entièrement déterminées par le choix d'une courbe de base X_1 et d'une correspondance sur la surface produit X_1xX_1, à partir desquels l'ensemble de la tour est défini. Une ''bonne'' tour sur un corps fini est alors une suite de courbes dont le genre géométrique croît modérément, tandis que le nombre de points rationnels croît de manière proportionnelle au genre.Cette thèse débute par l'exposé des outils théoriques nécessaires à l'étude de telles tours. On y introduit les notions fondamentales de géométrie algébrique, depuis les courbes algébriques et leurs jacobiennes jusqu'aux surfaces et aux correspondances, en mettant l'accent sur leur rôle dans les constructions ultérieures. Une attention particulière est portée aux liens conceptuels entre le langage des courbes et celui des corps de fonctions.Une deuxième partie est consacrée à l'étude des tours récursives proprement dites. Après avoir rappelé les bornes classiques sur le nombre de points rationnels, nous introduisons diverses constructions de tours et discutons des critères qui permettent d'identifier les ''bonnes'' tours. Nous analysons également les graphes associés à ces tours, leur structure, et les informations qu'ils permettent de déduire sur le comportement asymptotique du nombre de points rationnels et du genre.Enfin, dans une troisième partie, nous introduisons un nouvel invariant associé aux tours de courbes. Nous proposons une nouvelle approche pour analyser les tours récursives en contournant la difficulté liée à la singularité croissante des courbes X_n par l'introduction d'une tour relevée (X_n^*), définie via un cube commutatif sur des surfaces lisses. Cette construction permet d'associer à chaque X_n^* un endomorphisme de la jacobienne d'une courbe, encodé dans sa classe dans le groupe de Néron-Severi. Nous montrons que les valeurs propres de ces endomorphismes sont invariantes le long de la tour. Le problème résiduel concernant cet invariant est que, dans la plupart des bonnes tours connues, la courbe de base est la droite projective P^1. L'invariant associé est alors toujours nul. Nous nous intéressons alors à un exemple de bonne tour, donné par Bassa, Couvreur et Ritzenthaler, pour lequel l'invariant est non nul.