Rôle de la communication cérébello-préfrontale dans la prédiction temporelle des événements : implications pour la schizophrénie
| Auteur / Autrice : | Pierre Le Cabec |
| Direction : | Philippe Isope |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Neuroscience |
| Date : | Soutenance le 21/11/2025 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Sciences de la vie et de la santé (Strasbourg ; 2000-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (Strasbourg) |
| Jury : | Président / Présidente : Romain Goutagny |
| Examinateurs / Examinatrices : Assaf Breska | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Daniela Popa, Pascale Quilichini |
Mots clés
Résumé
Cette thèse étudie comment la communication cérébello-préfrontale soutient la prédiction temporelle à travers plusieurs paradigmes comportementaux. Chez la souris maintenue, le réseau cérébello-préfrontal réorganise son activité selon le contexte de prédictibilité temporelle, la stimulation optogénétique du cervelet déclenchant des effets comportementaux et neuronaux dans le cortex prélimbique distincts entre les deux contextes. En condition libre, nous avons étendu l’étude aux échelles sub- et supra-secondes, montrant que les souris utilisent leurs attentes temporelles aux deux échelles et les mettent à jour de manière dynamique lorsque le contexte change. Enfin, les souris Synapsine II KO, modèle de schizophrénie, sont sélectivement altérées dans l’anticipation temporelle pour les aspects cognitifs du comportement. Bien que les marqueurs neuronaux de l’anticipation dans et entre le cervelet et le cortex préfrontal soient préservés, ils se dissocient du comportement. Ces résultats montrent que les boucles cérébello-préfrontales encodent de façon adaptative la structure temporelle et que leur altération pourrait sous-tendre certains déficits observés dans la schizophrénie.