Thèse soutenue

Filmer la plongée archéologique : du geste documentaire à la médiation patrimoniale : approche enracinée entre Frontignan et Barcelone (2015-2025)

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Auteur / Autrice : Aurélie Albaret
Direction : Esteban Castañer MuñozVirginie Soulier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art
Date : Soutenance le 20/10/2025
Etablissement(s) : Perpignan
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale INTER-MED (Perpignan ; 2011-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de Recherche sur les Sociétés et Environnements en Méditerranées (Perpignan)
Jury : Président / Présidente : Patrick Fraysse
Examinateurs / Examinatrices : Jessica de Bideran
Rapporteurs / Rapporteuses : Marianne Argoud-Gilly, Florent Hautefeuille

Résumé

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S'il est devenu habituel de nommer documentaires des films qui traitent de plongée archéologique, cette désignation mérite néanmoins d'être questionnée, tant elle mêle réalité scientifique et fantasme. Aussi bien soumis à des pressions culturelles et industrielles, qu'exposés à des tensions entre accessibilité/rigueur, subjectivité/objectivité, culture/nature, ou encore intention/injonction, les chercheurs, les réalisateurs, les producteurs et les médiateurs déploient des stratégies filmiques engagées dans des processus croisés qui ne sont pas sans conséquences sur la redéfinition du documentaire. Dans une démarche inductive fondée sur la Méthodologie de la Théorisation Enracinée (Grounded Theory) et située au croisement de l'histoire de l'art et des sciences de l'information et de la communication, je propose une relecture du documentaire en contexte de plongée archéologique, et plus précisément entre Frontignan et Barcelone. Composé de trois types de matériaux (entretiens, films et pratique personnelle), mon corpus constitue un terrain d'analyse critique des modes de représentation et de médiation des découvertes, des pratiques et des savoirs historiques. Il met en évidence les gestes filmiques spécifiques qui participent à leur mise en récit visuelle et questionne les conditions du passage du film au documentaire. Dans l'articulation de la sémio-pragmatique et des approches formelle et réflexive, l'analyse révèle un glissement progressif de l'archéologie vers une logique patrimoniale incarnée, vécue et performée à l'écran. Ce déplacement invite à repenser l'organisation symbolique des espaces épistémiques (lieux de production des savoirs) et poïétiques (espaces de création située), selon une logique de mise en relation des pratiques scientifique, visuelle et territoriale