Thèse soutenue

L’ESS territoriale, cœur et moteur d’une possible transition vers l’écodéveloppement : Illustration de cas : la Martinique

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Auteur / Autrice : Muriel Jean
Direction : Philippe BanceJustin Daniel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance le 08/12/2025
Etablissement(s) : Antilles
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Dynamique des environnements dans l'espace Caraïbes-Amériques (Pointe-à-Pitre ; 2022-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire caribéen de sciences sociales
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Maryline Filippi, Thomas Lamarche, Marie J. Bouchard, Patrick Gianfaldoni, Fred Réno, Nadine Richez-Battesti
Rapporteurs / Rapporteuses : Maryline Filippi, Thomas Lamarche
DOI : 10.70675/11a11068z1f5fz48b6z9f58zde3f64e9e989

Mots clés

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Résumé

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Cette thèse propose de réfléchir à une modalité de transition permettant d’engager un territoire ultramarin, la Martinique, vers l’écodéveloppement, c’est-à-dire mettre en œuvre à l’échelle territoriale les Objectifs de Développement Durable (ODD). À cette fin, nous partons de l’existant, pour en tirer parti et voir ce qu’il est nécessaire d’ajouter, notamment au regard de l’isomorphisme spécifique lié à l’Histoire de ce type de territoire.L’approche repose sur l’ancrage du développement économique dans une dynamique d’économie sociale et solidaire (ESS). Il s’agit d’une recherche en économie politique portant sur la possibilité d’innovation sociétale à l’échelle territoriale, mésoéconomique.Pour aborder cette problématique, « Qu’est-ce qui permettrait à une dynamique d’ESS d’être un facteur de transition vers un possible modèle d’écodéveloppement ? », nous avons dû d’abord répondre aux deux questions de recherche suivantes : « Existe-t-il un lien entre le terreau culturel martiniquais et l’ESS pour pouvoir parler d’une ESS territoriale ? » et « Quelle serait la démarche de coopération adaptée pour que cette dynamique fasse système ? ». Les éléments apportés servent à bâtir une réponse à la problématique initiale, sous la forme d’un processus de transformation territoriale. Cette dernière facilite la mise en œuvre de démarches multipartenariales collégiales, où les parties prenantes coconstruisent des actions d’utilité sociale à visée d’intérêt général. Bien que prospectif, ce travail vise à éclairer les trajectoires d’action possibles pour inscrire le territoire dans une dynamique de développement écologiquement viable, socialement juste et démocratiquement construit. Ce travail, qui objective un « patrimoine collectif » commun ainsi que l’historicité coloniale partagés par les territoires (dits) ultramarins, propose une voie de réflexion sur les modalités possibles d’une transition vers des développements à soutenabilité forte, au-delà du terrain d’observation de l’autrice.