Diffusion multiple d'ondes ultrasonores dans les polycristaux
| Auteur / Autrice : | Clément Du Burck |
| Direction : | Arnaud Derode |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Physique |
| Date : | Soutenance le 16/12/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Paris Cité |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Physique en Île-de-France (Paris ; 2014-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut Langevin-Ondes et images (Paris ; 1997-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Michel Darmon |
| Examinateurs / Examinatrices : Claire Prada, Tony Valier-Brasier | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Bing Tie, Emmanuel Moulin |
Mots clés
Résumé
Ces travaux de thèse concernent l'étude aux fréquences inférieures à 10 MHz de la diffusion multiple des ondes élastiques de surface (ondes de Rayleigh et « de tête ») se propageant en solide polycristallin. En premier lieu, une campagne de mesures expérimentales est mise en oeuvre afin d'estimer la moyenne statistique des ondes de surface (c'est-à-dire les ondes dites « cohérentes ») dans des alliages hétérogènes à base de nickel. Deux dispositifs expérimentaux sont employés : le premier utilise un réseau de transducteurs situé en surface de l'échantillon sondé, et le second est un montage laser permettant la génération et la détection sans contact d'ondes élastiques ultrasonores. Pour quantifier l'effet de la diffusion multiple, les libres parcours moyens de diffusion et les vitesses de phase des ondes de surface cohérentes sont estimés. L'accent est mis sur l'évaluation de l'incertitude associée à ces estimations par l'intermédiaire d'une analyse statistique du bruit présent dans les acquisitions expérimentales, à savoir la superposition du bruit de structure (inhérent aux hétérogénéités du milieu) et du bruit expérimental (électronique ou de quantification). Ensuite, en vue d'étudier théoriquement les ondes de surface sur lesquelles porte cette thèse, il est nécessaire d'évaluer préalablement les nombres d'onde effectifs longitudinal et transverse décrivant la propagation des ondes de volume cohérentes en solide polycristallin. La méthode proposée pour calculer ces nombres d'onde effectifs s'appuie sur des modèles théoriques déjà existants dans la littérature, mais en étend le domaine d'applicabilité en s'affranchissant d'hypothèses restrictives régulièrement faites. Enfin, les nombres d'onde effectifs des ondes de surface sont exprimés en fonction de ceux des ondes de volume. L'atténuation et la dispersion théoriques des ondes de surface cohérentes en milieu polycristallin peuvent ainsi être déterminées, ce qui fait l'objet d'une analyse et d'une comparaison avec les mesures expérimentales.