Trous noirs massifs dans les galaxies naines : formation de binaires excentrées par capture gravitationnelle
| Auteur / Autrice : | Thibaut François |
| Direction : | Christian M. Boily, Jonathan Freundlich |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Astrophysique |
| Date : | Soutenance le 03/10/2024 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Physique et chimie-physique (Strasbourg ; 1994-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Observatoire astronomique (Strasbourg) |
| Jury : | Président / Présidente : Benoit Famaey |
| Examinateurs / Examinatrices : Paola Di Mateo | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Peter Johansson, Jorge Penarrubia |
Mots clés
Résumé
L’observation de trous noirs (TNs) supermassifs à haut redshift questionne notre compréhension de leur croissance. Le scénario standard de fusion des TNs massifs prévoit que ces derniers se retrouvent au centre galactique, amenés par la friction dynamique. Cependant, le temps nécessaire à un TN de masse intermédiaire pour atteindre le centre d’une galaxie naine typique est bien plus grand que l’âge de l’univers. De plus, les phénomènes de rétroaction peuvent abaisser la densité centrale de ces galaxies et créer un cœur, permettant le phénomène de core stalling, où les TNs restent sur des orbites stables excentrées. Ainsi, la question se pose : ces TNs peuvent-ils fusionner à l'extérieur du centre galactique ? Cette thèse explore d'abord la formation de cœurs de densité dans les galaxies naines et propose un nouveau scénario de fusion excentrée des TNs massifs, initiée par une capture gravitationnelle. Nous découvrons que les captures permettent la formation de binaires dans 13% des cas dans notre configuration idéalisée. Ce résultat justifie une analyse approfondie des processus dissipatifs pour stabiliser ces captures, en particulier à la lumière des futurs observatoires comme LISA, qui détecteront les ondes gravitationnelles issues de telles fusions.