Thèse soutenue

Les hôtels particuliers des Bonaparte à Paris, du Directoire à l’Empire : la place des galeries d’art

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Auteur / Autrice : Pauline Tekatlian
Direction : Jean-Philippe Garric
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art. Architecture
Date : Soutenance le 11/12/2024
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Histoire de l'art (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Histoire culturelle et sociale de l'art (Paris ; 2006-....)
Jury : Président / Présidente : Natacha Coquery
Examinateurs / Examinatrices : Jean-Philippe Garric, Jörg Ebeling, Thierry Lentz
Rapporteurs / Rapporteuses : Marie-Luce Pujalte-Fraysse, Youri Carbonnier

Résumé

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Beauharnais, Bonaparte, Borghèse, Fesch ou encore Murat, autant de prestigieux noms qui ont traversé l’histoire et sont restés attachés aux plus beaux hôtels particuliers de Paris. En l’espace de vingt ans, Napoléon et sa famille, arrivés dans la capitale sous la Révolution française, vont gravir les échelons pour atteindre les plus hauts sommets du pouvoir et fonder une dynastie Impériale. Suivant leur ascension sociale, leurs résidences parisiennes évoluent selon leurs moyens financiers, leurs obligations statutaires, leurs situations familiales, et leurs goûts personnels. À travers l’étude des maisons et des hôtels particuliers, qu’ils ont loués ou achetés entre le Directoire et la fin de l’Empire, cette recherche éclaire la question du devenir de ces demeures après la chute de l’Ancien Régime. Elle déconstruit l’idée que dans ces édifices seuls le mobilier et le décor auraient été changés pour s’adapter au nouveau style en vigueur, en montrant qu’il existe une adaptation du modèle distributif de l’hôtel aristocratique qui cherche à répondre aux obligations d’une résidence d’Altesse impériale. Si les domiciles des Napoléonides répondent au besoin de représentation de leurs propriétaires, nombre d’entre eux vont aussi, dans ces écrins luxueux, cultiver leur goût pour les collections d’œuvres d’art. Une passion qui impacte la composition architecturale des hôtels particuliers avec la création de galeries. Cet objet architectural, définit par les pratiques sociales de l’ancienne aristocratie qui l’avait un temps délaissé, connaît un renouveau dans les hôtels de la famille Bonaparte.