Thèse soutenue

Syndrome fibromyalgique : vers la catégorisation de sous-groupes

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Nicolas Macian
Direction : Gisèle Pickering
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie Santé
Date : Soutenance le 30/06/2023
Etablissement(s) : Université Clermont Auvergne (2021-...)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale des sciences de la vie, santé, agronomie, environnement (Clermont-Ferrand)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Neuro-Dol (Clermont-Ferrand)
Jury : Président / Présidente : Jules Desmeules
Examinateurs / Examinatrices : Sophie Nicole, Christian Dualé
Rapporteurs / Rapporteuses : Jules Desmeules, Sophie Nicole

Mots clés

FR  |  
EN

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Le syndrome fibromyalgique, problème de santé publique, touche 2% des personnes en France, avec une prévalence féminine. Ce syndrome se caractérise par une sensibilité augmentée aux stimuli nociceptifs, des douleurs articulaires et musculaires, également associées à de la fatigue, des troubles du sommeil et cognitifs, ainsi que de nombreuses comorbidités incluant migraines ou troubles intestinaux. La présentation de ces divers symptômes est très variable selon les patients, avec une grande hétérogénéité des atteintes cliniques, physiques, sociales, psychologiques, ainsi que des réponses thérapeutiques. L'étiologie du SFM reste encore mal connue et de nombreux travaux explorant des hypothèses physiopathologiques allant de la sensibilisation centrale et des systèmes de modulation de la douleur jusqu'aux gènes impliqués dans l'hypersensibilité à la douleur en passant par les neuropathies à petites fibres et les altérations biologiques ont été étudiés au fil des années. Le SFM apparait donc aujourd'hui comme pouvant consister en plusieurs sous-types ou clusters, qui pourraient bénéficier de traitements individualisés.Ce travail s'est intéressé à la catégorisation de sous-groupes de patients. À travers quatre études cliniques menées au sein de la Plateforme d'Investigation Clinique (PIC) / CIC Inserm 1405, nous avons poursuivi l'objectif de catégoriser des patients souffrant de SFM en explorant les grandes hypothèses physiopathologiques connues et en s'intéressant à des données cliniques, biologiques, des tests psychophysiques, des interventions pharmacologiques et non pharmacologiques.Nos résultats montrent que la sévérité et l'impact du SFM sont peu liés aux tests psychophysiques ou interventions thérapeutiques, mais sont surtout liés aux données cliniques. Ces résultats soulignent la complexité du SFM et la difficulté à le caractériser.Ces sous-groupes de patients offrent une base sur laquelle l'évolution temporelle des caractéristiques du SFM permettra d'identifier des facteurs prédictifs, de mettre en place des actions dans l'axe de la médecine 4P (Prédictive, Personnalisée, Préventive, Participative) et d'améliorer la prise en charge des patients souffrant de SFM.