Les troubles cognitifs dans les épilepsies : de leur apparition à leur prise en charge
| Auteur / Autrice : | Natacha Forthoffer |
| Direction : | Olivier Després, Hélène Brissart |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Neurosciences |
| Date : | Soutenance le 25/09/2023 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Sciences de la vie et de la santé (Strasbourg ; 2000-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de neurosciences cognitives et adaptatives (Strasbourg) |
| Jury : | Président / Présidente : Frédéric Blanc |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Séverine Samson, Agnès Trébuchon-Da Fonseca |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Les troubles cognitifs sont fréquents dans les épilepsies et peuvent affecter la qualité de vie de patients. Différents facteurs peuvent moduler la sévérité avec laquelle la cognition peut être affectée dans l’épilepsie. Par ce travail de thèse nous avons cherché à analyser la prévalence des troubles cognitifs dans les épilepsies nouvellement diagnostiquées (END) au moment du diagnostic. En réalisant un suivi longitudinal des patients sur près de 3 années, nous avons également étudié le profil cognitif de ces patients adultes et étudié les facteurs prédictifs de l'apparition ou de la présence de troubles cognitifs dans les épilepsies. L’ensemble de ces éléments nous a permis d’élaborer un programme de remédiation cognitive de la mémoire pour les patients avec une épilepsie du lobe temporal. Une prévalence importante des troubles cognitifs dans les END est observée, et cela avant la prise d’un traitement antiépileptique. Ces troubles sont stables dans le temps à 3 ans d’évolution de cette maladie chronique. Parmi les facteurs d’influence de la cognition, la réserve cognitive joue un rôle prépondérant dans notre cohorte de sujets âgés de plus de 50 ans, en ayant un impact positif plus important sur la cognition. Le nombre de crises antérieures au diagnostic est le facteur le plus prédictif des troubles cognitifs chez les patients avec une END. Lorsque les troubles cognitifs sont identifiés, il convient d’informer le patient de leur présence et de proposer une prise en charge. La prise en compte des troubles cognitifs dès le début de la maladie pourrait directement aider des interventions (cognitives, psychiatriques, psychologiques, d’éducation thérapeutique) afin de préserver la sphère cognitive, et potentiellement limiter le déclin cognitif au cours de l’évolution de la maladie.