Thèse soutenue

Influence de la rhizosphère sur l'expression des pompes à efflux RND et l'émergence de la résistance aux antibiotiques

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Auteur / Autrice : Olwen Simenel
Direction : Josselin BodilisSylvie Nazaret
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Aspects moleculaires et cellulaires de la biologie
Date : Soutenance le 21/06/2023
Etablissement(s) : Normandie
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Normande de biologie intégrative, santé, environnement (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de glycobiologie et matrice extracellulaire végétale (Mont Saint-Aignan (Seine-Maritime) ; 2009-....) - Laboratoire de Glycobiologie et Matrice Extracellulaire Végétale
Établissement de préparation : Université de Rouen Normandie (1966-....)
Jury : Président / Présidente : Azeddine Driouich
Examinateurs / Examinatrices : Josselin Bodilis, Sylvie Nazaret, Azeddine Driouich, Marie Simonin
DOI : 10.70675/9e8f13fezb810z45a7z981fzed861c789511

Mots clés

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Résumé

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Les pompes RND sont une superfamille de pompes à efflux, dont les trois familles principales, HAE-1, NFE et HME, expulsent des substrats spécifiques comme des molécules organiques ou des métaux. En particulier, les pompes de la famille HAE-1, sont un facteur important de multi-résistance aux antibiotiques chez bactéries opportunistes comme Pseudomonas aeruginosa, Stenotrophomonas maltophilia ou Burkholderia cenocepacia responsables d’infections nosocomiales et communautaires. Ces pompes sont largement distribuées dans le monde bactérien notamment les espèces à Gram négatif et ont des fonctions physiologiques plus larges que la résistance aux antibiotiques en permettant l’efflux de diverses molécules toxiques auxquelles les bactéries peuvent être exposées dans leur habitat d’origine (tube digestif, plante, sol, eau). Afin de mieux comprendre le rôle de ces pompes HAE-1 dans la colonisation de la rhizosphère, nous avons analysé la diversité, la distribution et l’expression des gènes codant ces pompes, en utilisant des approches phylogénétiques et multi-omiques. Nous avons ainsi montré que les gènes codant les pompes HAE-1 sont plus abondants dans les génomes des bactéries pathogènes opportunistes, mais également chez les bactéries vivant dans la rhizosphère des plantes. Une analyse comparée des métagénomes et métatranscriptomes de rhizosphère et de sol a permis de mettre en évidence un enrichissement ainsi qu’une surexpression de ces pompes dans la rhizosphère par rapport au sol brut. Cette observation pourrait être liée à la présence dans la rhizosphère de métabolites sécrétés par des plantes pouvant induire l’expression de pompes. Des travaux préliminaires sur S. maltophilia nous ont permis de montrer que des métabolites végétaux sécrétés dans la rhizosphère induisent des pompes HAE-1 impliquées dans la résistance aux antibiotiques. L’ensemble des travaux suggèrent que l’environnement rhizosphérique favoriserait l’émergence de la multi-résistance aux antibiotiques chez les bactéries pathogènes opportunistes qui y vivent, via les pompes HAE-1.