What kind of economic relation impacts right-wing populist vote?

par Alexis Baudour

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Olivier Godechot.

Le président du jury était Nonna Mayer.

Le jury était composé de Olivier Godechot, Daphne Halikiopoulou, Vincent Tiberj, Hilde Coffe, Frédéric Lebaron.

Les rapporteurs étaient Daphne Halikiopoulou, Vincent Tiberj.

  • Titre traduit

    Quel type de relation économique a un impact sur le vote populiste de droite ?


  • Résumé

    Nous considérons les relations entre vote populiste de droite, économie et déclin social. Premièrement, nous proposons un modèle relationnel reliant le vote populiste et les transformations économiques. Ces transformations induiraient une divergence entre les groupes de "gagnants" et de "perdants" ; les membres du groupe des "perdants" craindraient d'être associés à un groupe de statut inférieur subjectivement associé aux immigrants. Nous montrons que les électeurs de Le Pen ont un fort sentiment de déclin social. Ces groupes sont opérationnalisés comme des secteurs professionnels déclinants. Il existe une corrélation robuste entre l'étendue du déclin de ces secteurs et l'augmentation du vote Le Pen dans les villes françaises. En outre, cet effet semble plus fort dans les villes où le niveau d'éducation des secteurs en déclin est faible. Ces villes populistes se caractérisent par une divergence entre les revenus de la classe ouvrière et la classe moyenne. Nous appliquons ce modèle relationnel pour comprendre la spectaculaire progression du vote de Marine Le Pen en 2017 dans le nord de la France. Cependant, l'histoire minière de la région, comme facteur additionnel, est essentielle pour comprendre le succès de Le Pen dans cette région. Deuxièmement, nous explorons le lien entre le déclin intergénérationnel et le vote populiste. Nous avons trouvé une forte association entre le déclin du statut subjectif et le vote populiste pour les hommes mais pas pour les femmes. Nous envisageons trois hypothèses pour expliquer cette disparité. Premièrement, l'anxiété liée au statut et le sentiment de ne pas recevoir sa "juste part" pour les hommes seraient associés à l'amertume envers les femmes et les minorités. Ensuite, les femmes en mobilité descendante seraient plus féministes et, par conséquent, moins susceptibles de soutenir le populisme de droite. Enfin, les hommes en déclin ont une perception de locus de contrôle externe (attribution des échecs à des causes externes). Ceci aurait un impact sur leurs inclinaisons politiques. Nos données ne soutiennent que cette dernière hypothèse. Ces résultats apportent un éclairage sur le puzzle de l'écart de vote entre les hommes et les femmes


  • Résumé

    We explore the relationship between the right-wing populist vote, economy and status decline. First, we propose a relational model linking the Right-Wing populism (RWP) vote and economic transformations. These transformations would induce a divergence between "winner" groups and "loser" groups, and members of the "losers" group would fear falling into a lower status group subjectively associated with immigrants. We show Le Pen voters have a strong feeling of social decline. Losers groups are operationalised as shrinking professional sectors. There isa robust correlation between the extent of such sectors and the increase of Le Pen votes in French cities. Furthermore, this effect seems stronger in cities where the educational level in shrinking sectors is low. These populist cities are characterised by a divergence in the distribution of income between the working class and the rising middle class. We apply this relational model to understand the spectacular 2017 vote increase of Marine Le Pen in the north of France. However, the region's mining history, as an additional factor, is critical to understanding the Le Pen's success there.Second, we explore the link between inter-generational status decline and the RWP vote. We found a strong association between subjective status decline and populist vote for men but not for women. We consider three hypotheses to explain this disparity. First, status anxiety and the feeling of not getting their "fair share" for men would be associated with bitterness against women and minorities. Second, downward-mobile women would be more feminist and, therefore, less likely to support right-wing populism. Lastly, downward mobile men have a higher perception of external locus of control (attribution of failures to external causes) than women. This would impact their political inclinations. Our data supports only this last hypothesis. These results shed some light on the puzzle of the gender gap vote


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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2023 par Sciences Po à Paris

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Informations

  • Sous le titre : What kind of economic relation impacts right-wing populist vote?
  • Détails : 1 vol. (289 p.)
  • Notes : Contient un long résumé en français (p. 278-289).
  • Annexes : Bibliogr. p. 257-277
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