Les rapports Bucarest-Vatican : aspects diplomatiques, juridiques et confessionnels. 1920-1950

par Elena Bragea

Thèse de doctorat en Histoire et civilisations

Sous la direction de Rita Hermon-Belot et de Mihai-Răzvan Ungureanu.


  • Résumé

    L'établissement, en 1920, des relations diplomatiques entre le Royaume de Roumanie et le Saint-Siège a fourni le cadre nécessaire pour harmoniser le territoire administratif de l'État roumain, tel qu'il avait été configuré par les Traités de paix, et le territoire canonique de l'Église catholique locale. Le Concordat signé en 1927 a constitué le cadre juridique nécessaire pour régler la situation de cette Église multiethnique et pluri-rituelle. Parallèlement, en incluant la composante minoritaire dans un mécanisme de contrôle politique, cet accord bilatéral a fourni à l'État roumain un outil supplémentaire dans son architecture de sécurité, destiné à contrer le révisionnisme des Etats voisins. Notre démarche vise à analyser le rôle des relations bilatérales avec le Saint-Siège dans le processus de développement du réseau diplomatique de l'État roumain après la Grande Guerre, en interrogeant leur finalité, leurs coûts, leurs risques et leurs succès jusqu'au moment de leur interruption en 1950. L'approche se propose d’intégrer dans l'analyse les éléments concernant le statut et les relations entre les minorités confessionnelles, les difficultés du pluri-ritualisme ainsi que l'influence de l'élément religieux sur les enjeux de défense et de sécurité nationale. Ces aspects seront conjugués aux défis liés à l'adaptation des fonctions de la diplomatie pontificale aux spécificités de l'espace orthodoxe oriental et de la diplomatie roumaine au protocole et coutumes de la diplomatie pontificale.

  • Titre traduit

    Bucharest-Vatican relations : diplomatic, legal and confessional aspects. 1920-1950


  • Résumé

    The establishment, in 1920, of diplomatic relations between the Kingdom of Romania and the Holy See provided the necessary framework for the harmonization of the administrative territory of the Romanian State, as it had been configured by the peace treaties, with the canonical territory of the local Catholic Church. The concordat signed in 1927 constituted the legal instrument for regulating the situation of this multi-ethnic and multi-ritual Church. At the same time, by including the minority component in a political control mechanism, this bilateral agreement offered the Romanian state an additional tool in its security architecture, meant to counter the revisionism of the neighboring states.Our approach aims to analyze the role of bilateral relations between the Romanian state and the Holy See in the process of developing the diplomatic network after the Great War, discussing their purpose, costs, risks and successes until their interruption in 1950. The approach aims to integrate into the analysis the elements regarding the status and relations between the confessional minorities, the difficulties of multi-ritualism as well as the influence of the religious element on the problems of national defense and security. These aspects will be corroborated with the challenges related to adapting the functions of pontifical diplomacy to the specifics of the Eastern Orthodox space, as well as Romanian diplomacy to the protocol and customs of pontifical diplomacy.


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