Etude des relations entre Indice d'inflammation alimentaire et le risque de cancer du sein dans l'étude cas-témoins CECILE et la cohorte E3N

par Mariem Hajji-Louati

Thèse de doctorat en Santé publique - épidémiologie

Sous la direction de Pascal GUéNEL et de Francesca Romana Mancini.

Le président du jury était Blandine de Lauzon-Guillain.

Le jury était composé de Cécile Delcourt, Patrick Arveux, Laure Dossus.

Les rapporteurs étaient Cécile Delcourt, Patrick Arveux.


  • Résumé

    L'inflammation joue un rôle important dans le développement du cancer du sein et l'alimentation est l'un des facteurs impliqués dans la régulation de l'inflammationchronique. Les études explorant l'association entre des scores d'inflammation alimentaire et le risque de cancer du sein ont rapporté des résultats divergents. A partir d'un Indiced'Inflammation Alimentaire (IIA) développé spécifiquement dans le cadre de cette thèse, nous avons étudié le risque de cancer du sein chez 827 cas et 966 témoins de l'étude CECILE, et chez 67879 femmes de l'étude E3N parmi lesquelles 5686 cas de cancer du sein ont été diagnostiqués entre 1993 et 2014.Le calcul de l'IIA a été réalisé à partir des questionnaires alimentaires sur la base d'une trentaine de paramètres nutritionnels ayant des effets pro- ou anti-inflammatoires.Dans l'étude CECILE, nous avons également étudié les associations entre les polymorphismes des gènes de l'inflammation et le risque de cancer du sein au niveau desSNP, des gènes et des groupes de gènes impliqués dans une même fonction, ainsi que les interactions entre les gènes et l'IIA.Dans l'étude CECILE, l'odds ratio de cancer du sein chez les femmes ayant le régime alimentaire le plus pro-inflammatoire (IIA≥ +1,86) par rapport aux femmes ayant le régime alimentaire le plus anti-inflammatoire (IIA< -1,67) était de 1,31(IC à 95% : 1,00 ; 1,73) p-tendance=0,02]. Dans l'étude E3N, le HR dans le quintile d'exposition le plus élevé (IIA≥ +3,02) par rapport au premier quintile (IIA< -2,76) était de 1,13 (IC à 95% : 1,04 ; 1,23) p-tendance =0,001. Dans l'étude CECILE, les associations étaient plus marquées chez les femmes en surpoids ou obèses et chez les fumeuses. L'IIA était associé à un risque accru de tous les sous-types de cancer du sein à l'exception des tumeurs triple négatives. Dans l'étude E3N, les associations étaient plus marquées chez les non-fumeuses et chez les faibles consommatrices d'alcool. Le gène PIAS1, le pathway global de l'inflammation étaient associés au cancer du sein dans l'étude CECILE, mais aucune interaction significative entre l'IIA-et les polymorphismes génétiques n'a été détectée. Ces résultats montrent qu'une alimentation pro-inflammatoire mesurée à partir de l'indice IIA est associée au risque de cancer du sein. De nouvelles études sont nécessaires pour conforter ces résultats.

  • Titre traduit

    Study of the associations between Dietary Inflammatory Index and Breast Cancer risk in the CECILE case-control study and in the E3N cohort


  • Résumé

    Inflammation plays an important role in the development of breast cancer, and diet is one of the factors involved in the regulation of chronic inflammation. Studies exploring the association between dietary inflammation scores and breast cancer risk reported conflicting results. Using a Dietary Inflammation Index (IIA) specifically developed in this doctoral project, we investigated breast cancer risk in 827 cases and 966 controls in the CECILE study, and in 67879 women in the E3N study among whom 5686 breast cancer cases were diagnosed between 1993 and 2014. The calculation of the IIA was performed from food questionnaires based on more than 30 nutritional parameters with pro- or anti-inflammatory properties. In the CECILE study, we also investigated associations of breast cancer risk with polymorphisms in inflammation genes at the level of SNPs, genes, and groups of genes involved in the same function, as well as the interactions between genes and IIA.In the CECILE study, the odds ratio of breast cancer in women with the most proinflammatory diet (IIA≥ +1.86) versus women with the most anti-inflammatory diet (IIA< -1,67) was 1.31 (95%CI: 1.00, 1.73) p-trend=0.02]. In the E3N study, the HR inthe highest exposure quintile (IIA≥ +3.02) versus the first quintile (IIA< -2.76) was 1.13 (95%CI: 1.04; 1.23) p-trend=0.001. In the CECILE study, associations were stronger among overweight or obese women and among smokers. IIA was associated with increased risk of all breast cancer subtypes except triple negative tumors. In the E3N study, the associations were stronger in nonsmokers and in low alcohol users. The PIAS1 gene and the global inflammation pathway were associated with breast cancer in the CECILE study, but no significant interaction between IIA and genetic polymorphisms was detected. These findings provide evidence that a proinflammatory diet as measured by the IIA index increases the risk of breast cancer. Further studies are needed to confirm these results.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible librement à partir du 01-01-2023


Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université Paris-Saclay. DiBISO. Bibliothèque électronique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.