Thèse soutenue

Développement analytique en chromatographie ionique couplée à la spectrométrie de masse et application à l’analyse de métabolites dans des matrices biologiques

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Auteur / Autrice : Adeline Bigard
Direction : Valérie Peulon-AgassePascal Cardinael
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Chimie
Date : Soutenance le 07/07/2022
Etablissement(s) : Normandie
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale normande de chimie (Caen)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Sciences et méthodes séparatives (Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime) ; 2000-...)
Jury : Président / Présidente : Pascal Cosette
Examinateurs / Examinatrices : Serge Rudaz
Rapporteurs / Rapporteuses : Karine Faure, Marlène Lacroix
DOI : 10.70675/62a8b4fczc9e0z46dazad80z8084db71fa75

Résumé

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Depuis quelques années, la métabolomique est au centre des intérêts dans le domaine de la chimie analytique et de la chromatographie. La grande variété de propriétés des métabolites induit la nécessité d’utiliser plusieurs techniques chromatographiques orthogonales. Ces techniques chromatographiques sont classiquement couplées à la spectrométrie de masse pour obtenir une sélectivité supplémentaire, une meilleure sensibilité et, dans le cas d’analyses non-ciblées, une identification des métabolites. Lorsqu’il s’agit de métabolites polaires ionisés ou ionisables, la chromatographie ionique apparaît comme l’une des techniques de choix. Le but de ces travaux a été d’optimiser une méthode de routine pour la séparation de métabolites anioniques polaires ionisables en chromatographie d’échange d’anions couplée à un spectromètre de masse simple quadripôle. Dans un premier temps, une étude de la rétention de plusieurs phases stationnaires a permis la sélection d’une colonne appropriée à l’application visée. Ensuite, le couplage de la chromatographie ionique à la spectrométrie de masse n’étant pas trivial, l’interface entre les deux appareils a été optimisée par, notamment, le choix de la nature, du pH et du débit de solvant « make-up ». La méthode ainsi développée a été appliquée à l’analyse de matrices réelles dont la collecte est peu invasive : l’urine et la salive. Les performances de cette méthode ont été évaluées pour l’analyse des métabolites dans l’urine. La méthode s’est révélée fiable, répétable et présente une sensibilité satisfaisante pour l’application visée.