Thèse soutenue

L'écriture du retour dans quelques romans postcoloniaux francophones et anglophones (Chimamanda Ngozi Adichie, Dany Laferrière, Alain Mabanckou, Léonora Miano, Taiye Selasi)

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Auteur / Autrice : Jalad berthelot Obali
Direction : Yves Clavaron
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littérature comparée
Date : Soutenance le 24/05/2022
Etablissement(s) : Lyon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Lettres, langues, linguistique, arts (Lyon ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : ECLLA - Etudes du Contemporain en Littératures, Langues, Arts (Saint-Etienne ; 2021-...) - Etudes du contemporain en littératures- langues- arts / ECLLA
établissement opérateur d'inscription : Université Jean Monnet (Saint-Étienne ; 1969-2024)
Jury : Président / Présidente : Lydie Moudileno
Examinateurs / Examinatrices : Cyril Vettorato
Rapporteurs / Rapporteuses : Steeve Robert Renombo, Odile Gannier

Résumé

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À l’évidence, si le monde actuel est parcouru par toute une série d’échanges et de flux humains notamment liés aux diverses migrations, des courants politiques ou idéologiques prônent, à l’inverse, un repli vers le passé national et un retour à la tradition. Dans ce contexte de tensions contradictoires, la thèse se propose d’examiner les conditions d’écriture d’un roman du retour par des écrivaines et écrivains africains ou d’ascendance africaine de la période contemporaine. Le corpus est constitué de cinq romans postcoloniaux écrits par des auteurs qui ont connu le départ, le retour et parfois l’aller-retour. Il s’agit de Dany Laferrière (L’énigme du retour), Alain Mabanckou (Lumières de Pointe-Noire), Léonora Miano (Tels des astres éteints), Chimamanda Ngozi Adichie (Americanah) et de Taiye Selasi (Ghana Must Go). La réflexion porte sur la nature des rencontres coloniales ou postcoloniales dans le triangle Afrique, Europe, Amérique, les modalités d’échange et de partage entre les mondes traversés. La thèse examine également les mobilités des sujets postcoloniaux et tente de construire une typologie des départs et des retours représentés, entre exil, migration et expatriation. La thèse envisage enfin le roman du retour comme porteur d’une poétique susceptible de faire évoluer le paradigme postcolonial. Le recours aux mythes et légendes, l’interrogation sur l’identité à travers les jeux de filiation et d’affiliation, la mise en œuvre de pratiques intermédiales contribuent à renouveler la scénographie postcoloniale des romans du retour à l’étude.