Les représentations de l'Afrique au XVIIIe siècle : des écrivains voyageurs au Sénégal au discours sur l'Afrique des philosophes des Lumières

par Ibrahima Ball

Thèse de doctorat en Lettres Modernes

Sous la direction de Jean-Jacques Tatin-Gourier.

Soutenue le 15-06-2021

à Tours , dans le cadre de Humanités et Langues - H&L , en partenariat avec Interactions Culturelles et Discursives (laboratoire) .

Le président du jury était Dragan Bogojević.

Le jury était composé de Boubacar Camara, Juliette Grange.

Les rapporteurs étaient Dragan Bogojević, Katarina Melic.


  • Résumé

    Au XVIIIe siècle les relations de voyageurs français au Sénégal témoignent d'une attention particulière à la géographie (l'établissement de cartes de plus en plus précises est une préoccupation importante), à la nature dans toutes ses composantes (le voyageur se fait botaniste et plus globalement naturaliste). Les mœurs africaines sont également l'objet d'une observation attentive. C'est ainsi l'ensemble de la culture des Lumières qui se trouve engagée dans ces contacts des Européens avec l'Afrique et les Africains : l'impact de l'Encyclopédie, des œuvres de Buffon, de Montesquieu et de Voltaire est manifeste. Mais le voyage et le séjour en Afrique (et particulièrement au Sénégal) implique nécessairement la rencontre de la réduction en esclavage des Africains et de leur déportation (la fameuse traite des Noirs). Pour mieux comprendre les diverses positions des écrivains voyageurs, nous avons tenté de restituer l'économie générale du grand débat sur l'esclavage qu'anime l'ensemble des philosophes et qui précède la première abolition de l'esclavage par les révolutionnaires français (1794). Dans cette analyse nous avons accordé une place particulière à l'Histoire philosophique et politique des deux Indes de l'abbé Raynal (1770), première histoire universelle de la colonisation.

  • Titre traduit

    The representations of Africa in the XVIIIth century : from traveling writers to Senegal at the speech on Africa by philosophs of lumieres


  • Résumé

    In the Eighteenth Century, the relationships of French migrants in Senegal witness a specific concern about geography(the drawing of more and more accurate maps becomes a major goal),about nature in all its components( the migrant is made into a botanist and more globally a naturalist. The African folks draw at the same level their main attention.That justifies the whole culture of the Enlightenments which is involved in the European ties with Africa and the Africans: The impact of Encyclopedia, some productions of Buffon, Montesquieu and Voltaire are blatant. However, the trip and sojourn in Africa( and more precisely in Senegal) necessarily implies the issue of enslavement of Africans and their deportation.( The well-known slave trade) In order to better grasp the different view points of migrant writers, we have attempted to restore the general economy of the great debate on slavery as approached by a wide range of philosophers and taking precedence over the first abolition of slavery by the French revolutionaries (1794).In that analysis, priority is given to the philosophical and political history of the Two Indias. The clergyman Raymal (1770), first universal history of the colonisation.


Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université de Tours. Service commun de la documentation. Bibliothèque de ressources en ligne.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.