Thèse soutenue

Effet de l'exercice physique, combiné ou non à une thérapie génique, sur la fonction musculaire de modèles murins de dystrophie musculaire de Duchenne

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Auteur / Autrice : Alexandra Monceau
Direction : Arnaud Ferry
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physiologie
Date : Soutenance le 30/09/2021
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Complexité du vivant (Paris ; 2009-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de recherche en myologie (Paris ; 2014-....)
Jury : Président / Présidente : Onnik Agbulut
Examinateurs / Examinatrices : Capucine Trollet, Athanassia Sotiropoulos
Rapporteurs / Rapporteuses : Julien Ochala, Amélie Rebillard
DOI : 10.70675/54e32aa0z4496z4112zaad1z72c42c4a5d35

Résumé

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La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie neuromusculaire causée par des mutations du gène DMD codant la dystrophine. Son absence engendre une fragilité musculaire accrue, et une faiblesse musculaire extrême. Il n’existe pas encore de traitement curatif, mais l’utilisation de plusieurs approches thérapeutiques combinées semble prometteuse. Nous avons testé l’idée que l’activité physique régulière pourrait être un moyen de diminuer les symptômes dystrophiques du muscle squelettique, dans des modèles murins de DMD. Tout d’abord, nous avons évalué l’effet d’un exercice physique chronique d’endurance lorsqu'il est associé à la surexpression de Prox1, un facteur de transcription connu pour favoriser des fibres plus lentes dans un muscle sain, celles-ci étant moins atteintes dans la DMD. Nous avons mis en évidence que cette combinaison permettait de diminuer la fragilité musculaire, chez la souris mdx, le modèle murin classique de la DMD, et avait donc le potentiel d’arrêter la progression de la pathologie. Par la suite, nous avons regardé l’effet de l’exercice physique chronique d’endurance lorsqu’il est combiné à une thérapie génique, qui restaure l’expression de la dystrophine, chez la souris D2-mdx, un modèle sévère de DMD. Nous avons montré que l’exercice chronique d’endurance diminuait l’efficacité de la thérapie génique, en diminuant la restauration de la dystrophine. Enfin, nous avons caractérisé les effets de l’exercice physique chronique de résistance chez la souris D2-mdx. Nos résultats indiquent une amélioration très importante de la fonction musculaire en réponse à la surcharge mécanique, sans dommages musculaires évidents dans ce modèle sévère.