Thèse soutenue

Analyse de cryptosystèmes post-quantiques fondés sur les codes correcteurs

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Auteur / Autrice : Matthieu Lequesne
Direction : Nicolas Sendrier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Informatique
Date : Soutenance le 25/05/2021
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Informatique, télécommunications et électronique de Paris (1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut national de recherche en informatique et en automatique (France). Centre de recherche de Paris (Paris) (2016-....)
Jury : Président / Présidente : Annick Valibouze
Examinateurs / Examinatrices : Alain Couvreur, Magali Bardet, Antoine Joux, Pierre Loidreau
Rapporteurs / Rapporteuses : Philippe Gaborit, Thomas Johansson
DOI : 10.70675/5e149c2az73a6z49fazbec7zc816a6bc6a1a

Résumé

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La plupart des algorithmes de chiffrement à clé publique actuellement utilisés pour assurer la confidentialité et l'authenticité des télécommunication se fondent sur la difficulté de problèmes de théorie des nombres. Par exemple, la sécurité de RSA est fondé sur la difficulté calculatoire de factoriser un produit de grands nombres premiers. Mais en 1994, Shor a proposé un algorithme qui résout ce problème efficacement avec un ordinateur quantique. Les ordinateurs quantiques de grande taille n'existent pas encore, mais cela pourrait changer dans quelques décennies. Nous avons donc besoin de nouveau systèmes de chiffrement qui résistent aux attaques quantiques. En 2017, l'institut national des standards et technologies américain (NIST) a invité les chercheurs à soumettre des propositions pour standardiser de tels algorithmes. Une solution consiste à créer des cryptosystèmes fondés sur la difficulté de décoder des codes correcteurs d’erreurs. Une proportion significative des algorithmes proposés suite à l'appel du NIST utilise cette approche. Dans cette thèse, nous analysons différents cryptosystèmes post-quantiques fondés sur les codes correcteurs. D’abord, nous étudions les codes QC-MDPC et montrons que l’on peut retrouver la clé privée en observant le poids du syndrome ou le nombre d’itérations de l’algorithme de décodage. Ensuite, nous proposons des attaques qui exploitent la structure des cryptosystèmes Edon-K, RLCE et XGRS. Enfin, nous étudions la difficulté du problème du décodage générique dans le cas des codes ternaires, et en particulier avec une erreur de grand poids, comme dans la signature Wave.