Thèse soutenue

Vers une écologie de l’apparition : le mystère de la genèse des formes à partir d’une Annonciation bioluminescente chez James Cameron

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Auteur / Autrice : Jeremie Brugidou
Direction : Christa BlümlingerDominique Lestel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Études cinématographiques
Date : Soutenance le 03/02/2020
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Esthétique, sciences et technologies du cinéma et de l'audiovisuel
Jury : Président / Présidente : Antonio Somaini
Examinateurs / Examinatrices : Dork Zabunyan
Rapporteurs / Rapporteuses : Emmanuelle André, Thierry Bardini

Résumé

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À partir d’un motif esthétique dans la filmographie de James Cameron, ce travail de thèse vise à décrire la lumière comme un phénomène partagé au-delà de l’humain·e. Une Annonciation traverse l’œuvre du cinéaste et se manifeste par une singularité lumineuse, la bioluminescence. Ainsi nous étudions la transformation d’un motif esthétique par une figure biologique et inversement. Grâce à une série de déplacements engagée par les films, nous considérons l’événement lumineux de l’Annonciation comme une modalité de l’apparition au sens bio-logique du terme, autrement dit, au sens de ce qui préside à la dynamique et à l’inventivité du vivant dans ses dimensions relationnelles. Nous nommons cette dimension : communauté obsessionnelle. En ce qui concerne la lumière, cette obsession correspond selon nous à une injonction photogénique du vivant auquel répond la photosensibilité sous toutes ses formes. La figurabilité en esthétique comme la morphogenèse en biologie décrivent les incarnations diverses résultant de cette injonction. En tant qu’injonction du sensible qui participe au partage de ce dernier et à son imagination, celle-ci relève d’une dimension politique, une photobiopolitique des rencontres lumineuses. Nous nommons écologie figurative la communauté trans-spécifique ainsi formée par ces rencontres ; nous nommons éthologie figurale la méthode d’observation qui permet d’en décrire la dimension obsessionnelle. Nous abordons ainsi le cinéma dans une perspective phylogénétique, autrement dit, dans la longue histoire des interactions du vivant avec la lumière.