Réduire sans contraindre : Le gouvernement des pratiques agricoles à l'épreuve des pesticides
| Auteur / Autrice : | Alexis Aulagnier |
| Direction : | Sophie Dubuisson-Quellier, Jean-Noël Jouzel |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sociologie |
| Date : | Soutenance le 08/09/2020 |
| Etablissement(s) : | Paris, Institut d'études politiques |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École de la recherche de Sciences Po (Paris ; 1995-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de sociologie des organisations (Paris) |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Sophie Dubuisson-Quellier, Jean-Noël Jouzel, Pierre-Benoît Joly, Dominique Vinck, Ève Fouilleux, Charlotte Halpern |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Pierre-Benoît Joly, Dominique Vinck |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
En 2008 a été lancé le plan Ecophyto, qui visait à réduire de 50% en dix ans la consommation de pesticides dans l’agriculture française. Après une décennie de travail, l’objectif de cette politique publique n’a pas été atteint : la consommation de pesticides continue d’augmenter. Cette thèse propose de dépasser ce constat d’échec pour s’intéresser aux instruments d’action publique qui ont été imaginés pour engager les agriculteurs vers une réduction du recours à ces substances. Comme d’autres travaux dans le champ des études d’innovation ou en sociologie économique, un intérêt particulier est porté aux opérations de « détachement ». Quels mécanismes, quelles connaissances scientifiques, quels acteurs sont mobilisés dans l’action publique lorsqu’il s’agit de réduire sans interdire ? Car si l’objectif de réduction qui structure le plan n’a pas été atteint, ce dernier est un laboratoire dans lequel des modes d’intervention hétérogènes sont mobilisés par les pouvoirs publics, en collaboration avec des acteurs plus ou moins engagés historiquement dans le gouvernement des pratiques agricoles : conseillers de chambres d’agriculture, agronomes, distributeurs de produits phytosanitaires… À la croisée de la sociologie de l’action publique, de la sociologie des sciences et des techniques et de la sociologie économique, cette thèse s’intéresse à la diversité des prises à la disposition de l’action publique à partir du moment où celle-ci est structurée par une injonction au « moins de ».