Hannah Arendt et la rupture totalitaire

par Arthur Guezengar

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Thierry Ménissier et de Jean-Marie Lardic.

Soutenue le 08-09-2020

à l'Université Grenoble Alpes , dans le cadre de École doctorale de philosophie (Lyon) , en partenariat avec Institut de philosophie de Grenoble (laboratoire) .

Le président du jury était Johann Chapoutot.

Le jury était composé de Martine Leibovici, Katia Genel.

Les rapporteurs étaient Johann Chapoutot, Michaël Fœssel.


  • Résumé

    La pensée arendtienne est marquée par deux thèses fortes : l’idée selon laquelle l’homme est conditionné par le milieu dans lequel il se trouve pris et qu’il contribue à modifier par ses paroles et par ses actes d’une part ; et de l’autre l’idée selon laquelle le totalitarisme constitue une rupture avec le monde et la tradition politique, au point d’apparaître comme un système ontologiquement hostile à la condition humaine. Or la cohabitation de ces deux thèses ne va pas de soi. Hannah Arendt fait de l’activité politique un mode d’être spécifique de l’existence humaine, fondé sur la liberté d’agir, pour finalement nous décrire un système politique où cette dimension a perdu tout son sens. En mettant en perspective ces deux dimensions, cette thèse cherche dès lors à résoudre ce paradoxe d’un régime politique capable de rompre avec tout ce qui constitue l’action politique. En procédant à une remontée méthodologique des textes arendtiens, depuis les plus récents jusqu’à ses premiers travaux sur l’impérialisme, elle montre de plus que la conception du totalitarisme comme rupture avec la condition humaine va de pair avec une autre approche faisant du totalitarisme la continuité de processus déjà en germe dans le système colonial.

  • Titre traduit

    Hannah Arendt and the totalitarian break


  • Résumé

    The Arendtian thought is marked by two strong theses: the idea according to which man is conditioned by the environment in which he finds himself caught and that he contributes to modifying by his words and his acts on the one hand; and on the other the idea that totalitarianism constitutes a break with the world and the political tradition, to the point of appearing as a system ontologically hostile to the human condition. But the coexistence of these two theses is not self-evident. Hannah Arendt makes political activity a mode of being specific to human existence, based on the freedom to act, to finally describe a political system where this dimension has lost all meaning. By putting these two dimensions into perspective, this thesis seeks to resolve this paradox of a political regime capable of breaking with all that constitutes political action. By proceeding with a methodological review of the Arendtian texts, from the most recent to his first works on imperialism, it shows moreover that the conception of totalitarianism as a break with the human condition goes hand in hand with another approach making totalitarianism. the continuity of processes already germinated in the colonial system.


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