Représentations imagières et textuelles des femmes sur les monuments funéraires attiques de l’époque classique

par Élise Pampanay

Thèse de doctorat en Langues Histoire Civilisations Des Mondes Anciens

Sous la direction de Michèle Brunet.

Soutenue le 12-12-2019

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Sciences sociales (Lyon) , en partenariat avec Histoire et Sources des mondes antiques (Lyon) (laboratoire) , Université Lumière (Lyon) (établissement opérateur d'inscription) et de Histoire et Sources des Mondes antiques / HiSoMA (laboratoire) .

Le président du jury était Christophe Cusset.

Le jury était composé de François Lissarrague.

Les rapporteurs étaient Graham John Oliver.


  • Résumé

    S’il est difficile d’avoir accès à des « voix de femmes » de l’Athènes classique, le contexte funéraire est riche d’enseignements concernant les représentations iconographiques ou scripturales des défuntes. Brèves inscriptions ou épigrammes plus détaillées, les épitaphes offrent un aperçu des façons de nommer les femmes - épouses, mères, soeurs ou filles d’Athéniens - et de commémorer leurs vertus. Le texte entre en résonance avec l’iconographie et leur analyse croisée révèle un autre niveau de significations lorsque le monument est étudié dans son ensemble. Ostentatoires, les monuments funéraires fonctionnent comme des systèmes discursifs et s’adressent au passant et parfois aux défunts eux-mêmes, dans une situation d’énonciation artificielle dont nous étudions les modalités.Cette étude croise ainsi l’analyse de données épigraphiques et iconographiques associées. Les sources archéologiques, privilégiées, sont mises en perspective avec les sources littéraires, pour tenter de mieux cerner les regards masculins et féminins portés sur les femmes. La plupart des représentations conventionnelles inscrivent les épouses et les filles d’Athéniens dans leur relativité sociale, au point que l’on peut identifier un phénomène d’encadrement, du point de vue à la fois épigraphique et iconographique. Cependant, l’analyse montre que les dispositifs de communication mis en place dans les épigrammes, tout particulièrement entre époux, tendent à nuancer ce phénomène d’encadrement, dans la mesure où certaines nous donnent parfois accès à une situation personnelle, et font entendre la voix du mari, voire celle de l’épouse défunte. Enfin, il s’avère que la frontalité féminine sur les monuments funéraires attiques classiques constitue également une façon de s’émanciper en quelque sorte de ce cadre, et de donner un regard, si ce n’est une voix, à ces femmes défuntes.

  • Titre traduit

    Textual and visual representations of women on classical attic funerary monuments


  • Résumé

    Despite the difficulties in identifying women’s voices in classical Athens, the funerary context is quite enlightening about iconographic and written representations of the deceased. Epitaphs, short inscriptions as well as more detailed epigrams, give us an insight into how women, whether Athenians’ wives, mothers, sisters or daughters, were named and commemorated. Studying together connected inscriptions and images as a whole puts a light on a new set of meanings. Funerary monuments, displayed in public spaces, are indeed communication devices, addressing the passer-by or the deceased themselves.Epigraphical and iconographical evidence are crossed-referenced in this study, which focuses on archaeological data, but also literary ones, in order to define masculine and feminine views on women. Most of conventional representations inscribe Athenians wives and daughters in their social relativity, to such an extent that they appear framed, in the inscriptions as well as in the images. However, our analysis shows that the communication embedded in epigrams, especially between husbands and wives, temper this framing phenomenon, by giving us access to a more personal situation. Some even echo the husband’s or the deceased wife’s voice. Finally, representing women in a frontal view on classical attic funerary monuments is another way for these women to express themselves, if not by their speech, at least by their gaze.


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