L’écriture dans la pratique des artistes algériens de 1962 à nos jours.

par Camille Penet-Merahi

Thèse de doctorat en Histoire et histoire de l'art

Sous la direction de Marianne Jakobi.

Le président du jury était Laurent Baridon.

Le jury était composé de Fabrice Flahutez, Bernadette Nadia Saou-Dufrêne, Muriel Pic.


  • Résumé

    Cette thèse se propose d’apporter un éclairage nouveau sur la pratique des artistes algériens de 1962 à aujourd’hui en examinant les rapports entre écritures et œuvres, qu’il s’agisse d’imbrication avec des mots dans la création artistique comme les titres, d’autonomie avec des écrits d’artistes ou de pratiques collectives dans le cas d’un travail en commun entre artiste et écrivain. À partir d’un corpus constitué de figures tutélaires de la période post-indépendance telles que Mohammed Khadda, Choukri Mesli ou Denis Martinez, d’artistes des années 1990 comme Adel Abdessemed, Kader Attia ou Rachid Koraïchi et de la jeune génération représentée par Yasser Ameur, Walid Bouchouchi ou Souad Douibi, notre objectif est d’interroger les liens entre évènements historiques et écriture dans la pratique artistique. Dans un premier temps, durant les années qui suivent l’indépendance et la volonté de s’émanciper des instituions coloniales, au moment où se met en place un nouvel « art algérien », on observe une manière d’envisager l’écriture, soit comme réactivation du passé (national), soit comme vecteur d’arabisation, soit comme revendication de diversité linguistique, soit comme quête d’abstraction. Il s’agit ensuite, pour la période de 1988 à 2000, de mettre à jour les particularités d’une écriture de l’exil et de l’intitulation des œuvres à l’étranger en insistant notamment sur l’extranéité et la revendication identitaire avec le soufisme. Enfin à partir de 2000, une nouvelle scène artistique se met en place en Algérie. Objet de transmission, l’écriture dans l’art se déploie dans un contexte de globalisation accrue, à un moment où la circulation des artistes et des œuvres change d’échelle. Ce rapport nouveau à l’écriture est envisagé dans une perspective comparatiste avec le Maroc et la Tunisie.

  • Titre traduit

    Writing in the practice of Algerian artists from 1962 to the present day


  • Résumé

    This thesis seeks to shed new light on the practices of Algerian artists from 1962 to the present day by examining the connection between writings and works of art, whether in the interweaving of words in the artistic work such as the titles, the autonomy of the artists’ writing, or the collaborative practices of artists and writers. Drawing from a corpus of work consisting of tutelary figures of the post-independence period such as Mohammed Khadda, Choukri Mesli, or Denis Martinez, of artists from the 1990s such as Adel Abdessemed, Kader Attia, or Rachid Koraïchi, and the young generation represented by Yasser Ameur, Walid Bouchouchi, or Souad Douibi, our objective is to question the connections between historic events and writing in artistic practices. At first, during the years which follow the independence and the will to become emancipated established colonial, as is set up a new "Algerian art", we observe a way of envisaging the writing, either as reactivation of the (national) past, that is as vector of Arabisation, as claiming of linguistic diversity, or as a quest of abstraction. It is then a question, for the period from 1988 to 2000, to examinate the peculiarities of a writing of exile and the naming the works abroad by insisting in particularly on the foreignness and the identity claiming with the Sufism. Finally, from 2000, a new artistic scene emerging in Algeria. As an object of transmission, writing in art is increasingly used in a global context leading to a moment when the circulation of artists and works changes of scale. This new connection to writing is envisaged in a comparative perspective with Morocco and Tunisia.


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