Femmes sphère publique et pouvoir politique en postcolonie : le cas du Cameroun (1945-années 2000)

par Rose Ndengue

Thèse de doctorat en Histoire, histoire de l’art et archéologie. Histoire de l'Afrique

Sous la direction de Odile Goerg.

Le président du jury était Azadeh Kian-Thiébaut.

Le jury était composé de Odile Goerg, Azadeh Kian-Thiébaut, Françoise Blum, Anne Verjus, Pascale Claire Barthélémy, Fred Eboko.

Les rapporteurs étaient Françoise Blum, Anne Verjus.


  • Résumé

    Les critères d’accès à la citoyenneté « moderne » qui ont été élaborés pour les colonisé·e·s après la seconde guerre mondiale, comportent dès le départ une forte dimension genrée. Bien que ces normes voient le jour dans un contexte réputé pour son ouverture à une relative libéralisation de la vie sociale et politique, les restrictions qu’elles comportent et les mécanismes de leur mise en œuvre mettent à jour le souhait des autorités coloniales de contrôler un changement devenu inévitable. Elles instituent alors une sphère publique dans laquelle, elles sont garantes de la légitimité des interlocuteurs.trices qui y officient. Les soubassements disqualifiant qui régissent la participation politique moderne à l’origine, ont eu un effet durable sur la manière dont ce processus est investi par les autorités, les populations et l’historiographie. Ainsi, dans le cas du Cameroun, la construction genrée de la citoyenneté abouti d’une part, à une présence marginale des femmes au sein des instances politiques – et dans l’espace politique conventionnel, de manière générale – et, d’autre part, à leur sous-representation dans l’historiographie politique du Cameroun. Pour autant, cette sous-représentation des femmes dans l’histoire et la vie politique ne traduit pas une participation politique négligeable, mais, plutôt, une visibilité différenciée des hommes et des femmes dans la sphère publique. Ce travail vise alors à démontrer que des Camerounaises manifestent constamment la volonté de s’imposer comme agentes politiques. Dans une approche qui étend le périmètre de la participation politique à des modes d’action ne relevant pas uniquement de la modernité occidentale, cette recherche éclaire les actions politiques plurielles (collectives ou individuelles) de ces femmes.

  • Titre traduit

    Women public sphere and politics in a postcolonial state : the Cameroon case (1945-2000’s)


  • Résumé

    Since the beginning, the access requirements to the “modern citizenship” developed for colonized people after the Second World War have a strong gendered dimension within their configuration. Although theses norms and regulations are emerging in a context renowned for its opening to a relative liberalization of social and political life, the limitations they contain plus the mechanisms of their implementation shed some light on the desire of the colonial authorities to seriously consider the inevitable change. They then set up a public sphere in which they guarantee the legitimacy of the interlocutors presiding there. The disqualifying underpinnings of the modern political participation have had a lasting effect on how the whole process is invested by authorities, populations and historiography. Thus, in the case of Cameroon, the gendered construction of citizenship lead to a marginal presence of women in political bodies – and more precisely in the formal political field –, as well as in the country’s political historiography. However, this underrepresentation within political space and history does not mean that women involvement in politics is insignificant. It reflects, rather, a visible distinction of men and women in the public sphere. So, this work aims to prove that Cameroonian women stand out as political agents on a constant basis. By extending the perimeter of political participation to actions, not being only derived from Western modernity, this research reveals the varied political actions (collective or individual) taken by these women



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