Thèse soutenue

La brésilianité selon les manuels de Portugais Langue Étrangère (PLE) : les enjeux de l'époque de la monarchie catholique à l’ère de la mondialisation

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Auteur / Autrice : Maria Thedim-Goirand
Direction : Valérie SpaëthOlinda Kleiman
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Didactique des langues et des cultures
Date : Soutenance le 11/12/2018
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Langage et Langues : Description, Théorisation, Transmission (....-2019 ; Paris)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris ; 1970-....)
Laboratoire : Équipe d'accueil Didactique des langues, des textes et des cultures (Paris)
Jury : Président / Présidente : Muriel Molinié
Examinateurs / Examinatrices : Valérie Spaëth, Olinda Kleiman, Muriel Molinié, Fabrice Barthélémy, Michel Riaudel, Geneviève Zarate
Rapporteurs / Rapporteuses : Fabrice Barthélémy, Michel Riaudel
DOI : 10.70675/53c68cd1zb6b3z4e52z810fzb915ee5873f9

Résumé

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À partir de quarante-huit extraits empruntés à dix-huit manuels de Portugais Langue Étrangère (PLE) publiés au Brésil et aux États-Unis entre 1954 et 2008, s’effectuera une analyse de la représentation de la brésilianité – traduction du mot « brasilidade » en portugais, un concept qui condense les principales caractéristiques de la culture et de l’histoire brésiliennes – depuis sa construction à l’époque du Brésil colonial (1500-1815), jusqu’à son utilisation à l’ère de la mondialisation (période considérée à partir des années 1950). En me basant sur le système de conception des auteurs, j’observe que la manuélisation ne se limite pas à rendre compte des ruptures et des continuités qui s’établissent entre le savoir savant et le savoir réellement enseigné, ce qui équivaudrait à un cas spécifique de transposition didactique (Verret 1975). Bien davantage, ces extraits corroborent l’idée selon laquelle les manuels dont ils sont issus expriment un ensemble d’idéologies, en particulier l’idéologie du bonheur (Ellul, 1998), caractéristique fréquemment attribuée aux images d’un certain Brésil ainsi réduit à n’être perçu que comme un lieu de joie, dansant et chantant (Almeida Filho, 2005).