Comme il est dangeureux une femme espouser'' La mégère, du topos littéraire au débat de société (1540-1630)
| Auteur / Autrice : | Charlotte Fuchs |
| Direction : | Pascal Brioist |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance le 14/12/2018 |
| Etablissement(s) : | Tours |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Humanités et Langues (Centre-Val de Loire ; 2018-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Centre d'études supérieures de la Renaissance (Tours ; 1956-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Scarlett Beauvalet-Boutouyrie |
| Examinateurs / Examinatrices : Concetta Pennuto, Diane Roussel | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Maurice Daumas, Sylvie Steinberg | |
| DOI : | 10.70675/09f53659z0e41z4ec7z8e7cz61ad836a1af2 |
Mots clés
Résumé
Dans sa quête de l’épouse idéale, Panurge, le héros du Tiers Livre, incarne un siècle de débats sur le mariage. Entre les années 1540 et la décennie 1630, en pleine « querelle des femmes », juristes, médecins ou écrivains prennent la plume pour louer ou dénoncer le mariage. C’est la femme, de nature acariâtre, qui est accusée de mettre en péril l’union conjugale. Plus largement, le topos de la mégère interroge l’autorité masculine et le rôle de l’épouse dans le foyer. La recrudescence supposée des uxoricides conduit dans le même temps à une dénonciation des violences conjugales. Le mariage est l’affaire de tous : c’est pourquoi la mauvaise épouse devient le thème central de productions aussi diverses que les poèmes satiriques, les canards sanglants, ou les traités juridiques. La lecture croisée de ces sources permet de mieux appréhender le rôle du courant misogame dans la réforme de la pensée matrimoniale et l’évolution du statut de la femme mariée au début de l’Époque moderne.