La destruction écologique, de ses causes, capitalocène-estadocène, aux propositions de remèdes

par Melanie Meireles

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Emmanuel Barot et de Enrique Aliste.

Le président du jury était Guillaume Sibertin-Blanc.

Le jury était composé de Emmanuel Barot, Enrique Aliste, Maria Emilia Tijoux, Fabrice Flipo, Laurence Maurice.

Les rapporteurs étaient Maria Emilia Tijoux, Fabrice Flipo.


  • Résumé

    La destruction écologique est le nouveau grand problème planétaire qui est apparu sur la scène médiatique entre les années 1970 et 1980. Brièvement, une destruction est un anéantissement, et l'écologie se réfère à l'étude d'un écosystème, c'est-à-dire des interactions des organismes entre eux et avec leur milieu (l'homme en tant qu'être naturel fait bien entendu partie de cette notion d'écosystème). Ainsi, le concept de destruction écologique tel que nous l'employons, ne concerne pas seulement les nombreux déséquilibres environnementaux auxquels nous faisons face aujourd'hui, mais englobe également ceux qui se produisent au sein des sociétés humaines. Les questions scientifiques à l'origine de ce travail sont : Que représente exactement cette destruction écologique ? Comment se définit-elle et se manifeste-t-elle dans les faits ? Pourquoi pouvons-nous dire qu'elle provoque un véritable état de crise ? Quel sens donnons-nous à la notion de crise ? Quelles en sont les véritables causes ? Quelles alternatives pourrait-on opposer à cet état de crise généralisée ? Et jusqu'à quel point ces alternatives peuvent-elles être assumées et défendues comme pleinement révolutionnaires ? Pour répondre à cette problématique, nous avons fait le choix d'analyser cette destruction écologique selon trois strates, allant d'un point de vue macroscopique à un point de vue microscopique. Ainsi, dans un premier moment, nous nous sommes intéressés à sa dimension la plus large et la plus diffuse, à savoir la destruction environnementale. Puis, nous avons adopté un point de vue anthropologique, et de ce fait rétréci le champ de l'analyse, en nous penchant sur la destruction ethno-socio-environnementale, au travers d'une enquête ethnographique menée au Chili, en territoire Mapuche. Enfin, nous avons fini par l'étude de la subjectivité humaine, par le biais de sa destruction, c'est-à-dire de son oppression et de sa répression.

  • Titre traduit

    The ecological destruction, of its causes, capitalocene-estadocene, in the proposals of remedies


  • Résumé

    Ecological destruction is the new big planetary problem that has appeared on the media scene between the 1970s and 1980s. Briefly, a destruction is a annihilation, and ecology refers to the study of an ecosystem, wich is, interactions of organisms with each other and with their environment (humans as natural beings are of course part of this concept of ecosystem). Thus, the concept of ecological destruction as we use it does not only concern the many environmental imbalances we face today, but also encompasses those occurring in the core of human societies. The scientifical questioning which motivat this work is: What exactly are the consequences of this ecological destruction? How is it defined and manifested in the facts? Why can we say that it causes a real state of crisis? What meaning do we give to the notion of crisis? What are the real causes? What are the alternatives which we could set against this state of crisis generalized? And to what extent these alternatives can be assumed and defended as completely revolutionary? To answer this problem, we made the choice to analyze this ecological destruction in three layers, from a macroscopic point of view to a microscopic point of view. Thus, in a first moment, we are interested in its widest and most diffuse dimension, namely environmental destruction. Then, we adopted an anthropological point of view, and thus narrows the field of analysis, by examining the ethno-socio-environmental destruction, through an ethnographic survey conducted in Chile, in Mapuche territory. Finally, we ended up studying human subjectivity, through its destruction, that is, its oppression and repression.


  • Résumé

    La destrucción ecológica es el nuevo gran problema planetario que apareció sobre en la escena mediática entre los años 1970 y 1980. Brevemente, una destrucción es una devastación, y la ecología se refiere al estudio de un ecosistema, es decir de las interacciones de los organismos entre ellos y con su medio (el hombre como ser natural forma parte obviamente de esta definición de un ecosistema). Así, el concepto de destrucción ecológica tal como lo utilisamos se refiere ni siquiera a los numerosos desequilibrios ambientales que tenemos que enfrentar hoy, sino también engloba a los que se producen a dentro de las sociedades humanas. Las preguntas científicas al origen de este trabajo son: ¿Que representa exactamente esta destrucción ecológica? ¿Cómo se define y se manifiesta en los hechos? ¿Por qué podemos decir que provoca un verdadero estado de crisis? ¿Cuál sentido damos a la noción de crisis? ¿ Cuáles son las causas verdaderas? ¿Cuáles son las alternativas que se podría oponerle a este estado de crisis generalizada? ¿ Y hasta cuál punto estas alternativas pueden ser asumidas y defendidas como plenamente revolucionarias? Para responder a esta problemática, hemos decidido analizar esta destrucción ecológica según tres niveles, yendo de un punto de vista macroscópico hasta microscópico. Así, en primer lugar, nos interesamos a su dimensión más ancha y más difusa, sea a la destrucción del medio ambiente. Luego, adoptamos un punto de vista antropológico, y de hecho reducimos el campo del análisis, interesándonos a la destrucción ethno-socio-ambientale, a través de una investigación etnográfica llevada en Chile, en territorio Mapuche. En fin, terminamos por el estudio de la subjectividad humana, vía su destrucción, o sea su opresión o represión.

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